Genève sommée d’agir
Après la manifestation No-G7, une pétition réclame l’interdiction des nasses

Après l’encerclement de près de 250 personnes à la fin de la manifestation No-G7, une coordination d’associations et de syndicats remet une pétition aux autorités genevoises. Elle réclame l’interdiction de cette pratique policière controversée.
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Lucie FehlbaumCheffe de la rédaction Actualité de Blick Romandie

La Coordination genevoise pour le droit de manifester (CGDM) déposera mardi une pétition demandant l’interdiction de la pratique de la nasse, rapporte la «Tribune de Genève». Soutenu par 3200 signatures, le texte sera remis au Grand Conseil et au Conseil d’Etat.

La démarche fait suite à l’opération policière menée le 14 juin, après la manifestation NoG7. Environ 250 personnes, dont des manifestants, des passants, des touristes et des enfants, avaient été encerclées à la Perle du Lac dès 20h30 pour des contrôles d’identité. Certaines n’ont pu partir qu’au petit matin.

Plusieurs plaintes déposées

La police avait justifié ce dispositif par la volonté d’identifier des membres du black bloc impliqués dans les déprédations commises plus tôt. La coalition NoG7 et plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent au contraire une mesure dégradante. Des personnes retenues disent avoir été privées d’eau, de nourriture et de toilettes. Des femmes affirment aussi avoir dû uriner ou changer de protection menstruelle sous le regard de policiers.

Plusieurs plaintes ont été déposées. La CGDM veut désormais obtenir une interdiction politique de cette pratique, qu’elle juge attentatoire à la dignité et dissuasive pour l’exercice du droit de manifester.

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