La crise au Centre Vaud porte à nouveau le sceau de Valérie Dittli. Le comité de présidence affiche officiellement son soutien à sa conseillère d'Etat à la tête du département vaudois de l'Agriculture. Mais le parti – déjà peu représenté à tous les échelons dans le canton – est miné par des dissensions internes à ce sujet, relate «Le Temps» ce mardi 28 avril.
Publié vendredi 24 mars, le rapport Meylan révèle que la conseillère d'Etat a octroyé un mandat à Jean-Claude Mathey, sans en informer le reste de l'Exécutif, qui prévoyait que l'ancien président de la Commission foncière rurale retire sa plainte à l'encontre de l'élue. Un contrat à 10'000 francs de deniers publics, signé par les deux parties.
Depuis, toute la gauche et les Vert'libéraux enjoignent la plus jeune des ministres vaudois à démissionner. A droite, l'Alliance vaudoise – qui a permis son élection en 2021 – s'est désolidarisée de la centriste, estimant que la confiance est rompue.
Le PLR n'appelle pas directement à sa démission, mais annonce déjà qu'il «ne se voit pas mener campagne aux côtés de Valérie Dittli en 2027». Tout comme l'UDC qui, «en l'état actuel» et avant une décision de justice, ne peut «envisager une collaboration avec elle».
Publié vendredi 24 mars, le rapport Meylan révèle que la conseillère d'Etat a octroyé un mandat à Jean-Claude Mathey, sans en informer le reste de l'Exécutif, qui prévoyait que l'ancien président de la Commission foncière rurale retire sa plainte à l'encontre de l'élue. Un contrat à 10'000 francs de deniers publics, signé par les deux parties.
Depuis, toute la gauche et les Vert'libéraux enjoignent la plus jeune des ministres vaudois à démissionner. A droite, l'Alliance vaudoise – qui a permis son élection en 2021 – s'est désolidarisée de la centriste, estimant que la confiance est rompue.
Le PLR n'appelle pas directement à sa démission, mais annonce déjà qu'il «ne se voit pas mener campagne aux côtés de Valérie Dittli en 2027». Tout comme l'UDC qui, «en l'état actuel» et avant une décision de justice, ne peut «envisager une collaboration avec elle».
Au sein du Centre Vaud, certaines voix (le plus souvent anonymes) s'élèvent contre Valérie Dittli. «Désormais, 80% de nos discussions sont consacrées aux affaires de notre ministre», confie au «Temps» José Martinho, coprésident de la section lausannoise.
La présidence du parti n'a finalement pas publié de communiqué de soutien à son élue dans la foulée des révélations du rapport Meylan. Le quotidien évoque l'opposition de 8 sections régionales sur 10, ainsi que des jeunes du Centre Vaud, à sa publication car il parlerait de «maladresses» de la ministre.
Rencontre «décisive» ce jeudi
Des frondeurs demanderaient à être assurés que Valérie Dittli ne se présentera pas à une réélection en 2027. Une «rencontre urgente» et «décisive» avec la ministre devrait avoir lieu ce jeudi 30 avril. Selon les sources du «Temps», le Centre Vaud serait fracturé entre les soutiens indéfectibles de Valérie Dittli et les autres. L'épilogue de cette situation déterminera qui seront les candidats pour la prochaine législature au Conseil d'Etat, ou encore pour la présidence du parti.
Même si le reste du Conseil d'Etat estime la «confiance entamée» et «difficile à rétablir», Valérie Dittli entend aller jusqu'au bout de son mandat et déplore «l’étalage en détail des dissensions». Certains estiment qu'elle ne persiste que pour obtenir une rente à vie, qui pourrait s'élever à 39'000 francs par an selon les calculs de Blick.