Nouveau rebondissement autour de la directrice de la Comédie de Genève. L’avocat de Séverine Chavrier a obtenu des mesures superprovisionnelles auprès du Tribunal civil, empêchant pour l’instant toute communication autour de l’audit RH mené sur la direction du théâtre, révèle «La Tribune de Genève» ce vendredi 8 mai. La décision vise à la fois Tamedia – et donc la «TDG» – ainsi que la Fondation d’art dramatique (FAD), qui chapeaute l'institution genevoise.
L’audit concerné avait été commandé par la FAD à l’organisme externe Sharpmania après plusieurs témoignages d’employés évoquant un climat de travail toxique. Fin 2025, la FAD avait retiré à Séverine Chavrier ses responsabilités opérationnelles à la tête de la Comédie de Genève à la suite de ces accusations.
Deux enquêtes en cours
Toujours selon la «Tribune de Genève», deux enquêtes distinctes ont été lancées. La première porte sur les aspects RH et fait l’objet du blocage judiciaire actuel. Une seconde, mandatée par la conseillère administrative chargée de la Culture Joëlle Bertossa auprès de la Cour des comptes, doit encore être menée.
Le document judiciaire cité par le quotidien du bout du Léman mentionne uniquement Tamedia, sans préciser si d’autres médias pourraient également être concernés par cette interdiction de communiquer.