Le nouvel épisode dans la crise à la Comédie de Genève nous provient de France. Le magazine «Télérama» a publié cette semaine une longue enquête qui égratigne encore un peu plus la directrice décriée (et soutenue) du théâtre genevois.
Alors qu'un audit sur la situation commandé par la Fondation d'art dramatique est sur le point de paraître, le média culturel français – qui partageait jusque-là la défense de la femme de théâtre – change de ton. Sur la base de nombreux témoignage, venus de Genève et d'ailleurs, «Télérama» décrit une «méthode Chavrier» anxiogène faite d'humiliations, de «souffrances», de «dénigrements au travail» et de «chaos».
Plainte déposée en France?
On y apprend qu'une plainte pour «harcèlement moral, chantage moral et violences morales» aurait été déposée à l'encontre de Séverine Chavrier par une comédienne. Celle-ci dit avoir été écartée de la pièce Absalon, Absalon!, mise en scène à la Comédie de Genève, dix jours seulement avant la première prévue au Festival d'Avignon 2024.
La comédienne raconte que les heures interminables de répétitions et d'improvisations sous les hurlements de Séverine Chavrier l'ont poussée à bout. La metteuse en scène se défend, assurant que l'actrice s'est montrée agressive. Comme d'autres, elle n'aurait pas compris sa méthode exigeante.
Elle et son avocat disent ne rien savoir du dépôt d'une plainte. La directrice de la Comédie de Genève se dit victime d'une «cabale» anti-française et misogyne. Toujours interdite d'exercer dans son propre théâtre, elle a elle-même porté plainte contre X pour calomnie en janvier dernier.