D'abord chez le psychiatre?
Limiter l'accès aux psychothérapies pour réduire les coûts de la santé

Une commission parlementaire propose de limiter l'accès direct aux psychothérapies en Suisse. Objectif : réduire les coûts de 3,2 milliards de francs en 2024 et mieux cibler les soins pour les troubles psychiques graves.
Les coûts des soins de santé mentale représentent 7,5% des coûts totaux de l'assurance obligatoire.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Une commission du Parlement veut limiter l'accès aux psychothérapies, remboursées par l'assurance de base depuis 2022. Les patients doivent d'abord passer par un psychiatre. La commission de la sécurité sociale et de la santé publique du National a déposé une motion en ce sens, indiquent les services du Parlement vendredi dans un communiqué. Elle a été soutenue par 16 voix contre 9.

La commission veut ainsi réduire les coûts de la santé et permettre un meilleur accès aux soins pour les personnes souffrant de troubles psychiques graves. Elle a également déposé, par 13 voix contre 9, une motion exigeant une base de données pour évaluer la prévalence de maladies psychiques en Suisse.

Les coûts des soins de santé mentale pris en charge par l'assurance maladie ont augmenté de 6,1% en 2024. Ils s'élevaient à environ 3,2 milliards de francs, soit 7,5% des coûts totaux de l'assurance obligatoire. Ces coûts ont, tout comme ceux de la santé dans son ensemble, augmenté de manière continue depuis 2006.

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