Blessés, auteur, mobile
La police donne de nouvelles précisions le drame de Chiètres

L'enquête sur l'incendie meurtrier de Chiètres dévoile et confirme de nouveaux éléments. La police privilégie «l'hypothèse d'un suicide élargi» et assure qu'«aucun élément» n'indiquait que l'auteur présumé représentait un danger.
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PLus d'une semaine après les faits tragiques, la police confirme que l'incendiaire présumé de Chiètres a agi seul.
Photo: JEAN-CHRISTOPHE BOTT
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Léo MichoudJournaliste Blick

Neuf personnes se trouvaient à bord du car postal incendié à Chiètres (FR), et l'auteur présumé, Roger K.*, était sous curatelle. Ce lundi 16 mars, la police cantonale fribourgeoise dévoile ce que l'enquête a pu confirmer.

«Les éléments recueillis par les enquêteurs démontrent qu'il a agi seul», indique le communiqué. Les «raisons profondes» de son acte «demeurent inconnues». Mais «l'hypothèse d'un suicide élargi est toutefois privilégiée».

Une blessée «dans un état critique»

Le bilan humain est toujours de six décès – dont le conducteur du bus et l'auteur présumé – et cinq blessés. Neuf personnes se trouvaient à bord du bus et deux personnes «situées à l'extérieur ont été légèrement blessées en tentant de porter secours aux victimes», confirme le communiqué.

Mais cela pourrait s'alourdir. Parmi les blessés, «une femme de 56 ans se trouve toujours hospitalisée dans un état critique». Ce jeudi 12 mars, les corps des victimes ont pu être restitués à leurs familles «à l'issue des opérations d'identification et des autopsies conduites par la médecine légale».

Bus pas ouvert, suspect connu des autorités

Le bus était équipé de deux portes passagers. «Celles-ci se sont ouvertes normalement lorsque le véhicule s'est immobilisé, indiquent les forces de l'ordre. L'incendie ayant été déclenché pendant le trajet, l'ouverture n'a pu avoir lieu qu'à l'arrêt complet du bus.»

L'incendiaire présumé est bien cet homme de 65 ans «d'origine suisse et sans autre nationalité», décrit dans plusieurs témoignages de voisins de son camping-car. Outre du milieu médical, Roger K. était «connu de l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) du canton de Berne», en raison de la «curatelle de gestion administrative» sous laquelle il était placé. Celui-ci s'était retranché dans un bâtiment de la SRF en 2019.

Plus de 150 citoyens en soutien psy

La police, qui assure qu'il était connu de ses services pour des infractions à la loi fédérale sur les stupéfiants (LStup), indique toutefois qu'«aucun élément n'indiquait qu'il représentait un danger pour lui-même ou pour autrui». L'instruction pénale se poursuit.

Dans la commune alémanique de la région des trois lacs, plus de 150 personne ont pu bénéficier d'un soutien psychologique, fourni par la «Care Team». Si la hotline de crise mise en place le soir de l'incendie à été désactivée, le dispositif de soutien psy «reste mobilisé et se tient à la disposition des proches et de toute personne affectée» au 078 746 75 75.

*Nom connu de la rédaction

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