Cette maladie n'avait plus été signalée en Italie depuis plus de dix ans. Pourtant, la diphtérie, une maladie infectieuse, a de nouveau fait une victime dans le pays. Dans la nuit de mercredi à jeudi, Anna Rosa B.*, quatre ans, est décédée peu après 2 heures du matin à l'hôpital de Palerme.
Une semaine auparavant, la fillette avait présenté ses premiers symptômes, notamment de la fièvre, une perte d'appétit et des vomissements. Sa mère pensait alors à une simple grippe. Mais quelques jours plus tard, l'état d'Anna Rosa s'est dégradé. Elle souffrait de difficultés respiratoires et sa fièvre continuait de monter. Ses parents l'ont finalement emmenée à l'hôpital, alors qu'elle se trouvait dans un état critique.
Détectée à temps, la diphtérie peut être traitée par des antibiotiques. Dans le cas d'Anna Rosa, toutefois, les parents ont attendu trop longtemps avant de conduire leur fille à l'hôpital. Les médecins n'ont pas réussi à la sauver.
Des parents réticents à la vaccination
Il existe un vaccin contre la diphtérie. Mais à la demande de ses parents, Anna Rosa n'avait pas été vaccinée contre cette maladie infectieuse. Selon le journal italien «La Repubblica», la mère et le père de la fillette de quatre ans sont convaincus que les vaccins provoquent l'autisme.
Le parquet de Palerme a ouvert une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances du décès d'Anna Rosa. Son corps a été saisi et une autopsie doit être pratiquée dans les prochains jours.
Augmentation du nombre de cas en Suisse
A ce jour, aucune preuve scientifique ne permet d'établir un lien entre la vaccination et les troubles du spectre autistique. C'est la conclusion d'un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié en décembre 2025. «Les vaccins, y compris ceux contenant du thiomersal et/ou de l’aluminium, ne provoquent pas d’autisme», avait alors souligné l'OMS dans un communiqué.
La diphtérie est provoquée par des bactéries qui s'attaquent aux voies respiratoires supérieures. Elles y entraînent la formation de dépôts et de gonflements susceptibles d'entraver rapidement la respiration. L'agent pathogène produit également une puissante toxine, qui peut causer des dommages irréversibles à des organes comme le cœur et le foie, précise l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).
En Suisse, le nombre de cas de diphtérie augmente depuis 2022. Selon l'OFSP, l'infection a été diagnostiquée presque exclusivement chez des personnes dont le statut vaccinal était incomplet ou inconnu.
*Nom connu de la rédaction