En bref
- En 2025, Justine Levesque, coiffeuse vaudoise, reçoit une demande inattendue de Macklemore à quelques heures de son concert au Paléo Festival.
- Malgré une arrivée mouvementée avec vingt minutes de retard, Macklemore, détendu, accueille Justine.
- La coupe de cheveux reste simple, un passage rapide de tondeuse
Une heure avant de se retrouver face à Macklemore dans les loges de Paléo en 2025, Justine Levesque était encore tranquillement installée au bord d’une piscine. La Vaudoise de 36 ans ne se doutait pas que son après-midi allait soudainement prendre des airs de film.
Son téléphone sonne. Le message est aussi simple qu’inattendu: le rappeur américain a besoin d’une coupe de cheveux avant de monter sur scène. Elle a une heure pour arriver. «J’étais littéralement à la piscine, en maillot de bain, avec les cheveux pleins de chlore. Je me suis demandée comment j’allais réussir à arriver à temps. Je n’avais pas d’avion!», raconte-t-elle en riant.
Une douche en vitesse et la serviette sur la tête
La fondatrice des salons Salon Privé habite heureusement non loin de la piscine de Pully. Elle rentre chez elle en quatrième vitesse, prend une douche express, rassemble son matériel, puis saute dans sa voiture.
Pas question de perdre une minute. «Je suis partie avec la serviette encore sur la tête et en maillot de bain», se souvient-elle. Elle embarque tout de même quelques vêtements, qu’elle enfile directement dans la voiture.
Un course contre-la-montre
La mission paraît presque accomplie. Jusqu’à l’arrivée aux abords de Paléo. Comme des milliers de festivaliers, Justine se retrouve coincée dans les embouteillages. Son contact l’appelle régulièrement pour savoir où elle se trouve. «Il me répétait: 'Tu arrives quand?' Mais moi, j’étais bloquée. Je ne pouvais pas faire plus vite.»
Lorsqu’elle tente de gagner quelques mètres, un automobiliste lui reproche même de vouloir passer devant tout le monde. Difficile de lui expliquer qu’une star internationale l’attend en loge pour un coup de tondeuse.
«Les stars américaines n’aiment pas attendre»
La pression monte encore lorsqu’on la prévient que les artistes américains n’apprécient pas vraiment les retards. «Je me suis dit: 'D’accord, il faut vraiment que je me dépêche.'» Justine arrive finalement avec une vingtaine de minutes de retard. Elle abandonne sa serviette à la dernière seconde, court jusqu’aux loges et découvre un Macklemore beaucoup plus détendu qu’elle ne l’imaginait.
«Il était vraiment tranquille, tout comme son équipe. Ils n’étaient pas du tout prise de tête», raconte-t-elle. Le chanteur prend le temps de discuter, accepte une photo et ne semble pas perturbé par l’arrivée mouvementée de sa coiffeuse. «Franchement, c’est une belle personne. J’ai vraiment apprécié le moment.»
La coupe, elle, reste plutôt simple: un passage de tondeuse décidé à la dernière minute. «Je pense qu’il s’est regardé dans le miroir juste avant et qu’il s’est dit qu’il avait besoin d’un petit coup», plaisante Justine.
Des stars et des histoires improbables
Ce n’était pas la première fois que la coiffeuse travaillait avec un artiste de Paléo. Un an plus tôt, elle avait coiffé Véronique Sanson dans une ambiance bien différente. Cette fois, tout avait été planifié plusieurs semaines à l’avance et organisé par l’intermédiaire de l’agent de la chanteuse. Mais là encore, l’expérience avait réservé son lot d’imprévus. Après le brushing, Justine avait égaré son téléphone dans la loge et dû négocier avec la sécurité pour pouvoir retourner le chercher.
Avant de s’installer en Suisse il y a plus de dix ans, la Nantaise a aussi travaillé à New York et à Sydney. Elle avait déjà eu l’occasion de coiffer plusieurs personnalités. Ces missions insolites ne l’impressionnent donc pas particulièrement, même si celle de Macklemore restera difficile à oublier.
«Cela sort de la routine», souligne la fondatrice, qui dirige aujourd’hui trois salons dans le canton de Vaud. Depuis cette journée complètement folle, Justine reste prête à recevoir un nouvel appel de Paléo. Même au bord de la piscine. Mais la prochaine fois, elle gardera peut-être ses ciseaux un peu plus près de sa serviette.