Pas la même recette?
Les petits secrets derrière le retour du sandwich au magret à Paléo

Après l'échec de l’offre végétarienne, le sandwich au magret de canard revient au Paléo 2026, annonce Daniel Rosselat. Mais Palais Ô Magret, c'est fini: l'équipe derrière le stand n'est plus la même... et la recette change.
Le sandwich au magret fait son grand retour, mais vous ne trouverez plus ce charmant intérieur tel quel à Paléo.
Photo: DR

En bref

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  • Paléo annonce le retour des sandwichs au magret de canard. Mais ce ne sera pas le même stand qu'historiquement
  • Le retour du magret provoque des réactions partagées: certains célèbrent ce retour après une année de passage au végétarien, d'autres regrettent le manque d'options végétales
  • L'association qui gérait cet emplacement a dû laisser sa place à un privé. Cette décision est purement économique, assure Paléo
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Léo MichoudJournaliste Blick

Le sujet est étonnamment clivant. Le boss de Paléo Daniel Rossellat vient d’annoncer en grande pompe que les sandwichs au magret de canard seraient de retour, cette année parmi les stands de nourriture du festival. Si certains se réjouissent, d’autres voient d’un mauvais œil ce retour à la viande, pour des raisons écologiques et de bien-être animal. «C’est à l’opposé de ce dont on a besoin… plus d’offres végétales», commente un utilisateur sous une publication Instagram de la RTS qui fait réagir. 

«C’est un vrai sujet. Cela avait fait beaucoup parler et l’émotion était immense», se souvient en souriant le boss des lieux, habillé d’une chemise à carreaux verte. Mais ce retour annoncé en grande pompe n’est pas celui attendu. Car ce ne sera pas exactement le même sandwich: un nouveau stand dédié au magret de canard prendra dès ce mardi la place du Palais Ô Magret. 

Paléo et l’ancien stand s’expliquent

En effet, ce stand de nourriture et plusieurs autres à travers le festival fonctionnaient jusque-là sous le même régime que la plupart des bars – comme celui des nageurs, celui du handball, etc. «Ces stands sont les nôtres, mais sont tenus par des associations culturelles ou sportives de la région, auxquelles on reverse une partie des recettes», explique Bastien Bento, responsable communication de Paléo.

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Paléo nous redonnait une partie de la recette, en plus des accès au festival pour une trentaine de bénévoles
Coralie Pache, l’une des ex-responsables du stand Palais Ô Magret
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Derrière le Palais Ô Magret se trouvait l’Ecole de musique de Rolle et environs (EMRE), du moins jusqu’à l’édition 2025. «Au contraire des privés, on ne louait pas l’emplacement. Paléo nous redonnait une partie de la recette, en plus des accès au festival pour une trentaine de bénévoles», explique à Blick Coralie Pache, l’une des anciennes responsables du stand.

«Rien à voir avec la qualité du produit»

L’année dernière, le cultissime stand Palais Ô Magret avait été transformé en une échoppe végétarienne, vendant aussi bien des malakoffs que des samoussas. Elle se souvient que les réactions n’ont pas été toutes positives et que cette version n’a pas trouvé son public. «Paléo nous avait expliqué avoir signé une charte selon laquelle leurs stands devaient passer au végé. A l’annonce officielle de la fin de la collaboration, on n’était pas plus surpris que ça. L’année d’avant, on avait déjà senti qu’on était sur la sellette.»

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On a pris la décision en 2025 de ne pas reconduire l’offre parce qu’elle ne fonctionnait pas, contrairement à d’autres
Bastien Bento, responsable communication de Paléo
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Pour Paléo, Bastien Bento défend une décision purement économique. «Depuis 2022 et la reprise post-Covid, le stand du magret perdait énormément d’argent. On a pris la décision en 2025 de ne pas reconduire l’offre parce qu’elle ne fonctionnait pas, contrairement à d’autres. Cela n’avait rien à voir avec la qualité du produit».

Un repreneur privé revient au canard

Les membres de l’Ecole de musique rolloise indiquent avoir reçu une proposition de Paléo, pour se transformer en stand privé. Mais ils ont dû refuser, au vu de l’énergie que cela aurait demandé pour être rentables. «L’année dernière, on a cherché un repreneur auprès de privés qui proposent ce produit, mais on n’a pas trouvé dans les délais.» Exit le passage au végétarien, cette année, c’est chose faite.

Comme l’écrit le quotidien local «La Côte» ce lundi 20 juillet, c’est un traiteur de Bremblens (VD) qui reprend l’emplacement, avec sa propre recette. Le stand de René Müller est renommé «Le meilleur du canard» et proposera aussi une option foie gras. Reste à savoir s’il aura le même succès que ses prédécesseurs ou si la viande de cette volaille est devenue has been.

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