Affaire des groupes WhatsApp
Le licenciement de deux policiers lausannois pour propos racistes est annulé

La Cour de droit administratif et public annule le licenciement immédiat de deux policiers lausannois impliqués dans l'affaire des groupes WhatsApp. En cause: un retard administratif de la Municipalité, révèle «24 heures» ce mardi 7 juillet.
Un agent de police de la Police Municipale de Lausanne (PML) le 30 août 2025. (Image d'illustration)
Photo: KEYSTONE
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Luisa GambaroJournaliste RP

Nouveau rebondissement dans l'affaire des groupes WhatsApp racistes qui secoue la police municipale de Lausanne. La Cour de droit administratif et public (CDAP) du Tribunal cantonal vient d'annuler le licenciement de deux policiers impliqués, révèle «24 heures» ce mardi 7 juillet. «Les délais dans lesquels l’autorité intimée a communiqué sa décision étaient trop longs», expliquent les juges.

Les deux agents faisaient partie du groupe de discussion baptisé «Pirate F». Face à une vidéo montrant une intervention policière violente avec des personnes racisées, le premier avait commenté: «On devrait arrêter d'intervenir dès que ça concerne des Blacks. On fait une grève africaine.»

Le second policier avait envoyé une image mettant en scène une famille d'apparence rom dont les habits étaient munis de plaquettes antivol, avec la légende: «Tenue traditionnelle rom». Suspendu dans un premier temps, cet agent avait déjà saisi la justice avec succès pour obtenir le rétablissement de son salaire.

Une démarche trop tardive

La Municipalité de Lausanne estimait qu'un licenciement pour justes motifs avec effet immédiat s'appliquait. Mais les policiers ont contesté la tardiveté de la démarche et les juges leur ont donné raison sur ce point technique. La Municipalité devra déterminer si une mise en demeure ou une autre mesure doit être prononcée à l'encontre des recourants. 

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