Des commerçants appréhendent
Dix jours avant la manif NoG7, Genève se barricade déjà

Les commerces genevois se barricadent avant le G7 et la manifestation prévue le 14 juin. De Bel-Air à Cornavin, commerçants et propriétaires se préparent à d’éventuelles dégradations.
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Commerçants et propriétaires genevois barricadent les bâtiments en prévision du G7, presque deux semaines avant le sommet d'Evian.
Photo: Keystone

En bref

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  • Barricades en bois et blocs de béton apparaissent déjà à Genève, une dizaine de jours avant le G7 et la manifestation NoG7, prévue le 14 juin. Les commerces, dont certains près de Bel-Air et la rue de Lausanne, se préparent à d’éventuelles dégradations.
  • Le libraire Philippe Brachard se souvient de sa vitrine brisée lors du G8 en 2003 et espère une meilleure protection cette année.
  • La filiale UBS de Bel-Air et d'autres commerces installent des plaques de bois et des films plastiques pour se protéger des tags. Les mesures de précaution concernent plusieurs zones stratégiques de la ville.
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Léo MichoudJournaliste Blick

Les barricades apparaissent déjà dans les rues genevoises, et pas seulement sur le parcours prévu par la manifestation NoG7 le dimanche 14 juin. Publiées ce mardi 2 juin, les images de l’agence de presse Keystone-ATS montrent plusieurs commerces cachés derrière des palissades en bois, sur la rive droite comme la rive gauche.

On y trouve notamment la brasserie Di Matteo proche de Bel-Air, bien que temporairement fermée, plusieurs enseignes et bâtiments le long de la rue de Lausanne, qui débouche sur la gare Cornavin, ou encore l’ancienne poste de la Place de la poste et la nouvelle échoppe de jus de fruits qui lui fait face. Propriétaires et gérants souhaitent se préparer à d’éventuelles dégradations lors des protestations visant le sommet qui aura lieu à Evian du 15 au 17 juin prochain.

«On nous dit qu’on est mieux protégés…»

Jean-Marc Brachard, patron de la librairie du même nom située près de la place Bel-Air, avait vu sa vitrine être brisée en marge du G8 en 2003. «Nous n’étions pas protégés, ils ont cassé la vitrine et jeté une sorte de torche. Heureusement, des gens dans la maison ont pu éteindre le feu à temps», se souvient le libraire pour Blick.

«
Pour l’immeuble dans lequel nous sommes, qui appartient à la Ville, on ne sait pas si on aura des protections ou non
Philippe Brachard, libraire genevois
»

Il n’appréhende pas particulièrement la casse: «Il ne faut pas être dans la peur, elle est toujours mauvaise conseillère. On nous dit qu’on est mieux protégés, alors attendons de voir.» Jean-Marc Brachard préfère laisser leur chance aux autorités, quand bien même il ne leur fait pas particulièrement confiance. «La Ville ne nous donne aucune directive, confie le commerçant. Et pour l’immeuble dans lequel nous sommes, qui appartient à la Ville, on ne sait pas si on aura des protections ou non. On l’espère.»

La «Tribune de Genève» observe aussi que le perron du Grand Théâtre, sur la place Neuve, connaît un début d’installations de blocs de bétons et de palissades en bois. De même, la filiale UBS de Bel-Air installe – en plus de plaques de bois – des films plastiques sur sa façade pour faciliter le nettoyage des tags. Une astuce que de nombreux commerces prévoiraient d’installer.

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