La différence de température entre la ville et la campagne en Suisse pourrait être particulièrement marquée en été. Ce décalage thermique s'explique par «l’effet d’îlot de chaleur urbain», un phénomène qui transforme les métropoles en véritables pièges à calories, en particulier lors des nuits claires et sans vent, explique MeteoNews ce mardi 7 juillet.
En effet, la campagne est naturellement climatisée par la végétation via l'évaporation de l'eau, alors que les villes souffrent de leur architecture. L’asphalte et le béton emmagasinent l’énergie solaire pour la restituer lentement la nuit. De plus, les hauts bâtiments forment des canyons qui bloquent les vents et emprisonnent l'air chaud. A ce stockage thermique s'ajoute la chaleur résiduelle des activités humaines générée entre autres par la climatisation et le trafic.
Pour briser ce cercle vicieux, l’urbanisme doit s’adapter. La végétalisation des toitures, l'utilisation de revêtements clairs pour réfléchir la lumière et la création de couloirs d'air frais sont indispensables. Multiplier les espaces verts et désimperméabiliser les sols s'impose désormais comme une urgence sanitaire pour rafraîchir nos villes.