Angelica Moser (perche) dès 20h05, Simon Ehammer (longueur) dès 20h48, Dominic Lobalu (5000 m) à 21h, Jason Joseph (110 m haies) à 21h23, Audrey Werro (800 m) à 21h32, Timothé Mumenthaler (200 m) à 21h41 et le relais 4 x 100 m femmes à 21h52. Sans exception, tous les médaillés de Birmingham seront présents, ce vendredi, dans le stade de la Pontaise.
Athletissima pourra fêter, comme il se doit, les héros des Européens, une semaine après leurs exploits. «Il faut qu'on surfe sur cette vague, martèle Julien Carrel, CEO de la manifestation. On ne pouvait pas rêver mieux pour ces Championnats d'Europe et on se réjouit de tous les accueillir.»
Et il va sans dire que l'inverse est également vrai. Comme à leur habitude, les athlètes suisses se réjouissent de concourir, tant à Athletissima qu'au Weltklasse de Zurich, jeudi prochain.
Simon Ehammer en forme
Médaillé d'argent à la longueur en Angleterre, Simon Ehammer se réjouit d'à nouveau affronter Miltiadis Tentoglou, maître indiscutable de la discipline. «J'espère qu'il va pleuvoir et faire froid – tout ce qui s'éloigne des températures grecques», a rigolé l'Appenzellois en conférence de presse.
En forme, Simon Ehammer attend avec impatience Athletissima. «J'adore courir devant le public suisse et, après une magnifique semaine à Birmingham, j'ai encore de l'énergie en réserve. C'est vraiment le début de la deuxième partie de la saison.»
Un record du monde à la clé?
À 21h32, tous les regards seront rivés sur la piste. C'est à cet instant que s'élancera Audrey Werro, toute nouvelle championne d'Europe du 800 m et pépite de l'athlétisme mondial à 22 ans à peine. Maintenant que son objectif d'être la reine du continent a été accroché, le record du monde est de nouveau dans un coin de sa tête.
Mais pas de pression pour elle. «Je ne sais pas quand il arrivera, mais je veux juste courir rapidement», appuie-t-elle. Et pour atteindre le record du monde, elle lève un voile sur la stratégie: «Il faudrait passer en 55"50 au 400 m… C'était en tout cas ce qu'on avait demandé au lièvre à Paris.»
En juin dernier, elle avait couru le troisième chrono de l'histoire, en 1'53"80. À seulement 52 centièmes du record de Jarmila Kratochvilova. Est-ce que Lausanne peut être le meilleur endroit pour enfin le battre? Devant un public acquis à sa cause, l'histoire serait belle.