En bref
- Les tensions entre Donald Trump et Giorgia Meloni, autrefois alliés idéologiques, se sont intensifiées depuis plusieurs mois, notamment sur des désaccords en politique étrangère. Meloni a exprimé sa déception dans une interview au «New York Times», affirmant ne pas avoir eu de contact avec Trump depuis des semaines
- Un meme publié par Trump en juillet, accompagné de la légende «Une ordonnance restrictive s’impose», a exacerbé les tensions. Meloni a dénoncé des propos «inventés» après que Trump l’a accusée de l'avoir «supplié» pour une photo au G7
- Lors du sommet du G7 à Evian en juin 2026, une photo controversée des deux dirigeants a circulé sur les réseaux sociaux. Les relations entre Trump et Meloni se sont détériorées depuis, mettant en lumière des divergences sur des sujets clés comme l’immigration et la politique internationale
La lune de miel est bel et bien terminée: depuis des mois, les tensions sont vives entre le président américain Donald Trump et la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Longtemps présentés comme des alliés idéologiques inséparables, le couple emblématique de la droite appartient désormais au passé.
Le président américain a critiqué et provoqué à plusieurs reprises son homologue italienne, notamment en raison de divergences sur la politique étrangère des deux pays. Dans un premier temps, Giorgia Meloni a contredit Trump, avant de s'abstenir de toute réaction.
«Je pensais que cela deviendrait plus facile»
Dans une interview accordée vendredi au «New York Times», la cheffe du gouvernement italien ne cache plus sa désillusion. «Il est clair que je pensais que les choses seraient plus faciles avec Donald Trump, étant donné notre accord sur la politique d'immigration et la culture 'woke'», a-t-elle déclaré. «Mais les choses se sont passées autrement.»
Giorgia Meloni affirme n'avoir eu aucun contact avec Trump depuis plusieurs semaines. Interrogée sur la possibilité d'une rencontre après la pause estivale, elle répond simplement: «On verra.» Elle adopte ensuite un ton diplomatique: «Je reste convaincue que l'unité occidentale est primordiale». Par ailleurs, elle souligne qu'elle ne fonde pas ses décisions politiques sur ses relations personnelles.
Le meme a mis le feu aux poudes
Les tensions entre Giorgia Meloni et Trump ont atteint leur paroxysme en juillet, lorsque le président américain a publié sur sa plateforme Truth Social un meme montrant une photo des deux personnalités, accompagnée de la légende «Restraining order needed» («Une ordonnance restrictive s’impose»).
Sur la photo, Giorgia Meloni regardait Trump droit dans les yeux comme si elle l'admirait. Elle aurait été prise lors du sommet du G7 à Evian, en France, à la mi-juin. Les commentaires sous la publication laissaient entendre qu’une dispute aurait éclaté entre Trump et Giorgia Meloni après le sommet du G7, il y a environ trois semaines.
«Je suis abasourdie»
Dans une interview accordée à la chaîne italienne La7 après la rencontre, Trump avait affirmé que Giorgia Meloni l’avait «supplié» de prendre une photo avec elle lors du sommet. «J’ai accédé à cette demande parce qu’elle m’a fait pitié», avait déclaré le président américain. Trump avait également affirmé qu’elle aurait voulu utiliser cette photo pour améliorer sa cote de popularité.
Giorgia Meloni s'était ensuite exprimée dans une déclaration vidéo. «Je suis stupéfaite», avait déclaré la Première ministre italienne. «Les propos de Donald Trump sont totalement inventés. Ni moi, ni l’Italie ne mendions jamais.»
Elle est également revenue sur ce sujet lors de son entretien avec le «New York Times». «Je n’aime pas l’idée d’une Italie servile», a déclaré Meloni. Elle souhaite mener «la plus grande révolution possible», «une révolution de la fierté.»