La Russie fonce droit vers le chaos financier. Selon un rapport confidentiel révélé par «The Telegraph» le lundi 6 juillet, un demi-million de ménages russes ont déclaré faillite l’an dernier, un chiffre en hausse de près d’un tiers.
Pour soutenir son effort de guerre en Ukraine et doper artificiellement son économie, le Kremlin a forcé les banques à distribuer des crédits subventionnés à tour de bras aux industries de défense et aux particuliers, en fermant les yeux sur les contrôles de solvabilité. Résultat: plus de 13 millions de Russes cumulent au moins trois emprunts simultanés, et les impayés explosent.
Les prêts d’entreprises toxiques atteindraient désormais 10%, et certaines grandes banques estiment que 15% des crédits à la consommation ne seront jamais remboursés. En mai 2026, un vent de panique a d’ailleurs poussé les épargnants à retirer un montant record de 381 milliards de roubles des banques.
«Une situation explosive»
La fragilité du système a jusqu’ici été masquée par l’Etat, mais un document européen prévient: «Cette situation crée l’illusion d’une économie dynamique qui, en réalité, dissimule une situation explosive.»
L’Union européenne espère précipiter ce krach ce mois-ci avec un 21e paquet de sanctions ciblant 90 banques supplémentaires. Si ces banques sont ajoutées à la liste noire – ce qui porterait le total à 100 –, plus de la moitié des banques russes connectées au système international seraient totalement coupées du monde.
Un choc que le système financier russe, déjà très affaibli, pourrait ne pas surmonter. Selon le «Moscow Times», le nombre de banques russes «déficitaires» a presque doublé en deux mois au début de l’année, passant de 34 à 60. En d’autres termes, une banque sur cinq en Russie est aujourd’hui au bord de la faillite. Parallèlement, un centre d’analyse aligné sur le Kremlin admet déjà qu’une «crise bancaire est désormais confirmée».