Guerre à Gaza
Le «Conseil de Paix» de Trump veut créer une première zone humanitaire

Une «zone humanitaire» pour des milliers de Palestiniens pourrait voir le jour à Rafah, dans le sud de Gaza. Ce projet, soutenu par l'ONU et initié par Donald Trump, suscite des tensions avec Israël.
Le 7 juillet, une frappe sur des tentes abritant des personnes déplacées a causé la mort de plusieurs personnes à Gaza.
Photo: Getty Images
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ATS Agence télégraphique suisse

Le «Conseil de Paix», fondé par Donald Trump pour mettre fin à la guerre à Gaza, envisage la création d'une «zone humanitaire» dans le sud du territoire, visant à accueillir des dizaines de milliers de Palestiniens soumis à un contrôle préalable, a indiqué à l'AFP un de ses responsables.

Selon lui, cette zone pourrait servir de «point de départ» à l'entrée en fonction du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un organe de technocrates palestiniens, dont Israël bloque toujours, selon les médias égyptiens et palestiniens, l'accès au territoire palestinien.

Filtrer les civils non armés

Actuellement basé en Egypte, le NGAC est appelé à en gérer le quotidien pendant la période de transition prévue par le plan du président américain, avalisé par l'ONU, pour solder le conflit à Gaza, déclenché par l'attaque du Hamas en Israël du 7 octobre 2023. Le projet, planifié près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, serait sécurisé par la Force internationale de stabilisation (ISF), une structure en gestation sous l'égide du «Conseil de Paix».

Le NCAG serait chargé du filtrage des civils non armés, seuls habilités à entrer dans la zone, avec l'appui de l'ISF, affirme le responsable, sous couvert de l'anonymat. Ces habitants pourraient ensuite entrer et sortir librement du secteur, a-t-il assuré, alors que le principe de zones humanitaires fermées, évoqué sous différentes formes depuis plusieurs mois, suscite des réserves dans la communauté humanitaire.

La trêve patauge depuis des mois

La mise en oeuvre du plan de cessez-le-feu d'octobre 2025 est au point mort depuis plusieurs mois. Israël et le mouvement islamiste palestinien s'accusent mutuellement de violations de la trêve. Depuis, l'armée israélienne a étendu son emprise sur le territoire palestinien, dont elle contrôle désormais plus de 60%.

«Nous examinons un projet pilote qui pourrait permettre au NCAG de disposer d'un point d'ancrage, d'accueillir des dizaines de milliers de personnes qui choisiraient volontairement de s'y installer, et de donner un espace où ce comité exercerait une véritable gouvernance», a expliqué le responsable.

Il a précisé qu'aucun chantier n'avait encore été lancé dans la zone pressentie, et indiqué travailler à lever des fonds pour «faire décoller ce projet humanitaire, puis l'étendre à d'autres secteurs». A la frontière avec l'Egypte à l'extrémité sud de la bande de Gaza, Rafah a été largement détruite et reste en grande partie sous contrôle israélien.

L'ISF gérerait une «sorte de zone tampon», pour «garantir que les personnes armées et les combattants ne puissent pas entrer», a encore avancé ce responsable. Selon lui, «cette mission ne sera pas assurée par l'armée israélienne, qui n'aura aucun contact avec la population civile et ne jouera aucun rôle dans la séparation de ces zones du reste de Gaza».

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