En bref
- Donald Trump s'est battu pour maintenir les majorités républicaines au Congrès pour préserver sa marge de manœuvre. Ses cinq atouts incluent une base fidèle, des thèmes porteurs comme l'immigration et un avantage financier considérable.
- Selon Pew Research, 69 % des sympathisants républicains approuvaient encore son action en juillet 2026. De plus, les républicains bénéficient d'un avantage de 360 millions USD en dépenses électorales.
- Les républicains conservent un avantage structurel grâce au découpage électoral et à la géographie du Sénat.
Ne demandez pas à Donald Trump s’il risque d’essuyer, mardi 3 novembre, une défaite électorale. Impossible. Dans le langage du président des Etats-Unis, perdre n’existe pas. La seule issue, pour le locataire de la Maison Blanche, est donc la victoire dans les urnes, alors que les sondages prédisent tous le contraire. Pourquoi un tel optimisme? En partie à cause de ces cinq atouts.
Trump reste le chef de MAGA
Toutes les études électorales le montrent : le camp MAGA (Make America Great Again) demeure fidèle à son chef. Ceux qui quittent le navire républicain et se disent prêts à voter démocrate sont, pour l’essentiel, des électeurs indépendants ou des trumpistes d’occasion qui voulaient, en 2024, sanctionner Joe Biden et sa remplaçante Kamala Harris. La force de Donald Trump est qu’il a tenu la plupart de ses promesses clés. Il a fermé la frontière avec le Mexique, il a imposé des droits de douane au monde entier, il a collecté des centaines de milliards de promesses d’investissements aux États-Unis. Le reste ? Le coût de la vie ? Patientons encore un peu, disent les électeurs pro-Trump.
Trump a des soutiens XXL
L’argent a inondé cette campagne électorale comme jamais. Rien qu’au Texas, le candidat républicain Ken Paxton a dépensé plus de 200 millions de dollars. Les caisses du Parti républicain sont pleines, remplies par les géants du pétrole et de la tech qui ont largement profité de ces deux ans de présidence Trump II. Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, a investi plus d’un demi-milliard de dollars pour soutenir les républicains. Les financiers traditionnels de Trump, comme les frères Koch, ont alimenté la machine à dollars. Or, l’argent compte beaucoup en politique, aux États-Unis.
Trump a promis 5 000 dollars
C’est une promesse difficile à oublier. Lorsque Donald Trump a promis, lors de la convention républicaine de Dallas en septembre, qu’il donnerait 5 000 dollars à chaque citoyen américain si le Parti républicain l’emportait aux «midterms», les compteurs se sont affolés. 10 000 dollars pour un couple ! On ne sait pas, bien sûr, si le président pourra signer ces chèques. Mais beaucoup d’Américains se souviennent de la pandémie. Ils avaient reçu 1 000 dollars du gouvernement fédéral, sous forme d’un chèque signé par… Donald Trump.
Trump protège les Américains
Le locataire de la Maison-Blanche explique à chaque fois, contre toute évidence, qu’il mène la guerre contre l’Iran pour empêcher ce pays d’acquérir une bombe atomique, dont le régime de Téhéran pourrait faire usage contre les États-Unis ! Pour ses supporters, le président défend aussi les Américains en traquant les immigrants illégaux et en ordonnant leur déportation. Donald Trump veut, par ailleurs, augmenter le budget de la défense de 50 %, pour le passer de 900 à 1 500 milliards de dollars par an. Auprès d’un public majoritairement blanc et chrétien, ce refrain nationaliste fonctionne.
Trump rime avec profits
Tous les Américains qui scrutent leurs placements boursiers peuvent dire merci à Donald Trump. Depuis son retour à la Maison-Blanche, la Bourse de New York bat tous les records, portée par les géants de l’intelligence artificielle. Or, qui dit gains boursiers dit bonnes performances des fonds de pension. Les retraités américains sont donc moins sévères que les jeunes envers Trump. Le magnat de l’immobilier sait toujours, selon eux, transformer du plomb en or.
Retrouvez notre série «Trump face aux urnes»Cette Amérique qui veut sortir de l’ouragan MAGA (1/4)
À Los Angeles, la révolte anti-IA et anti-Trump (2/4)
Dans le Montana, Trump est toujours leur héros (3/4)
À Nashville, la country music contre la corruption (4/4)