Dans sa ferme perchée sur une colline tout en rondeurs, entre Brenles (VD) et Siviriez (FR), l’agriculteur Pierre-Alain Maillard cultive l’épeautre depuis quatre ans. Un simple hectare pour l’heure, qu’il compte doubler, tant il s’avoue satisfait de cette solide culture. Son domaine de 13 hectares de céréales, il s’en occupe avec son frère Alexandre, ce dernier plutôt responsable des machines et des cultures, alors qu’il se charge des animaux. Le choix de l’épeautre s’est imposé par sa simplicité. «C’est du robuste», explique le paysan, ravi et soulignant le peu d’entretien que cette culture nécessite, notamment par rapport au froment.
L’épeautre se sème en automne, généralement en septembre ou octobre, en même temps que les autres céréales, mais il ne requiert ensuite aucun engrais chimique ni traitement pesticide. La plante résiste naturellement aux maladies, elle s’inscrit dans une démarche de production de type Extenso ou IP-Suisse.
Résistant aux bourrasques
Visuellement, la culture impressionne. Les tiges atteignent de belles hauteurs, dépassant le mètre 70, jusqu’à cacher une personne adulte. Contrairement au seigle, qui a tendance à verser facilement sous les intempéries, la tige de l’épeautre est plus grosse, plus dure; elle résiste vaillamment aux vents et aux bourrasques. De plus, face aux violentes sécheresses de 2026, la céréale n’a pas bronché. Alors que d’autres champs jaunissaient prématurément, l’épeautre a continué de mûrir, ses racines puisant l’eau profondément dans le sol. Les rendements ont d’ailleurs doublé cette année, remplissant les silos, une réussite que Pierre-Alain attribue aussi à l’utilisation de fumier riche en matière organique, plutôt que de lisier. Fait singulier, quand il arrive à maturité, l’épeautre ne jaunit pas, il brunit.
Des pâtes aux tartes et aux biscuits, cette céréale se conjugue sur tous les modes. Voici de délicieuses propositions en collaboration avec la Communauté d'intérêt suisse pour la promotion de l'épeautre, qui s'engage depuis 1995 en faveur du PurEpeautre.
Pour 4 personnes, préparation de la sauce tomate-légumes env. 35 minutes.
Ingredients:
- 1 oignon, finement haché
- 1 gousse d'ail, pressée
- 2 cs d'huile de colza ou d'olive
- 300 g de légumes divers, p. ex. carotte, poireau, fenouil, courge, parés et coupés en petits dés
- 2 c. s. de purée de tomates (concentré)
- 600 g de sauce tomate ou de tomates concassées, fraîches ou en bocal selon la saison
- Un peu de bouillon de légumes selon besoin
- Sel, poivre
- 2-3 c. s. d'herbes aromatiques, p. ex. basilic, thym, origan, finement hachées
- 400-500 g de pâtes au PurEpeautre
- 1 c. s. de beurre
Garniture
- Sbrinz râpé, billes de mozzarella ou mini-burrata
- Basilic
Préparation
- Sauce: Faire suer brièvement l'oignon et l'ail dans l'huile. Ajouter les légumes et les faire revenir. Ajouter la purée de tomates, faire revenir brièvement, puis déglacer avec la sauce tomate ou les tomates concassées et, si nécessaire, un peu de bouillon de légumes. Porter à ébullition et laisser mijoter 15-20 minutes en remuant de temps en temps. Assaisonner et incorporer les herbes.
- Cuisson: Cuire les pâtes al dente dans une quantité suffisante d'eau bouillante salée, les égoutter et les mélanger avec un peu de beurre.
- Dressage: Répartir les pâtes dans des assiettes préchauffées, napper de sauce ou mélanger le tout et garnir avec le sbrinz râpé, les billes de mozzarella ou la burrata et les herbes aromatiques.
Astuces
- La sauce et les pâtes au PurEpeautre peuvent être préparées 1 à 2 jours à l'avance.
Préparer le double de sauce et congeler le reste. Elle convient comme garniture pour des pizzas ou des toasts, est délicieuse dans les gratins, ou peut être rallongée avec un peu de bouillon et de crème puis mixée pour en faire une soupe.
Des pâtes aux tartes et aux biscuits, cette céréale se conjugue sur tous les modes. Voici de délicieuses propositions en collaboration avec la Communauté d'intérêt suisse pour la promotion de l'épeautre, qui s'engage depuis 1995 en faveur du PurEpeautre.
Pour 4 personnes, préparation de la sauce tomate-légumes env. 35 minutes.
Ingredients:
- 1 oignon, finement haché
- 1 gousse d'ail, pressée
- 2 cs d'huile de colza ou d'olive
- 300 g de légumes divers, p. ex. carotte, poireau, fenouil, courge, parés et coupés en petits dés
- 2 c. s. de purée de tomates (concentré)
- 600 g de sauce tomate ou de tomates concassées, fraîches ou en bocal selon la saison
- Un peu de bouillon de légumes selon besoin
- Sel, poivre
- 2-3 c. s. d'herbes aromatiques, p. ex. basilic, thym, origan, finement hachées
- 400-500 g de pâtes au PurEpeautre
- 1 c. s. de beurre
Garniture
- Sbrinz râpé, billes de mozzarella ou mini-burrata
- Basilic
Préparation
- Sauce: Faire suer brièvement l'oignon et l'ail dans l'huile. Ajouter les légumes et les faire revenir. Ajouter la purée de tomates, faire revenir brièvement, puis déglacer avec la sauce tomate ou les tomates concassées et, si nécessaire, un peu de bouillon de légumes. Porter à ébullition et laisser mijoter 15-20 minutes en remuant de temps en temps. Assaisonner et incorporer les herbes.
- Cuisson: Cuire les pâtes al dente dans une quantité suffisante d'eau bouillante salée, les égoutter et les mélanger avec un peu de beurre.
- Dressage: Répartir les pâtes dans des assiettes préchauffées, napper de sauce ou mélanger le tout et garnir avec le sbrinz râpé, les billes de mozzarella ou la burrata et les herbes aromatiques.
Astuces
- La sauce et les pâtes au PurEpeautre peuvent être préparées 1 à 2 jours à l'avance.
Préparer le double de sauce et congeler le reste. Elle convient comme garniture pour des pizzas ou des toasts, est délicieuse dans les gratins, ou peut être rallongée avec un peu de bouillon et de crème puis mixée pour en faire une soupe.
Cette culture s’inscrit dans un cadre strict régi par l’association CI Epeautre (Communauté d’intérêt suisse pour la promotion de l’épeautre), avec laquelle l’agriculteur a signé un contrat garantissant la prise en charge de la récolte. Les semences doivent être pures, non traitées et ne tolèrent aucun croisement avec le blé. Désireux de développer cette céréale en Suisse romande, les responsables de CI Epeautre ont même organisé un shooting photo sur le domaine de Pierre-Alain, avec montagnes et lac en toile de fond même si, pas de chance, la météo capricieuse leur a plutôt offert un ciel plombé à l’irlandaise ce jour-là...
Hormis l’épeautre, la vie à la ferme des Maillard est rythmée par l’harmonie avec la nature. Pierre-Alain voue une passion pour ses chevaux franches-montagnes, héritage de son grand-père qu’il attelle encore régulièrement à une calèche pour des promenades vespérales. Le domaine est si proche de la nature préservée qu’un loup a récemment été aperçu incognito à 5 heures du matin par sa mère, à la lisière de la forêt.
Jusqu’en 1900, l’épeautre était la céréale panifiable la plus importante de Suisse. Avec des produits traditionnels et innovants, PurEpautre incarne aujourd’hui le retour à notre culture céréalière: des variétés d’épeautre purement suisses issues de leurs régions de culture traditionnelles, sans croisement avec du blé moderne.
En tant que marque de garantie, PurEpautre offre une qualité contrôlée et certifiée tout au long de la chaîne de valeur. Contrôlé par ProCert et cultivé régionalement selon les directives d’IP-Suisse ou de Bio Suisse, il donne naissance à des spécialités à base de PurEpautre fabriquées avec soin.
PurEpautre est une véritable centrale de nutriments: riche en fibres, avec de précieuses protéines et toute sa force originelle. Une céréale qui fait du bien au quotidien et garantit un plaisir naturel et authentique.
Jusqu’en 1900, l’épeautre était la céréale panifiable la plus importante de Suisse. Avec des produits traditionnels et innovants, PurEpautre incarne aujourd’hui le retour à notre culture céréalière: des variétés d’épeautre purement suisses issues de leurs régions de culture traditionnelles, sans croisement avec du blé moderne.
En tant que marque de garantie, PurEpautre offre une qualité contrôlée et certifiée tout au long de la chaîne de valeur. Contrôlé par ProCert et cultivé régionalement selon les directives d’IP-Suisse ou de Bio Suisse, il donne naissance à des spécialités à base de PurEpautre fabriquées avec soin.
PurEpautre est une véritable centrale de nutriments: riche en fibres, avec de précieuses protéines et toute sa force originelle. Une céréale qui fait du bien au quotidien et garantit un plaisir naturel et authentique.
Six meules de pierre
Une fois moissonné, l’épeautre présente un défi technique. Le grain est en effet protégé par une sorte de coque dure, qu’il faut retirer avant la mouture. Cette étape de décorticage s’opère dans des centres collecteurs équipés, comme celui de Granges-près-Marnand (VD), car les moulins modernes ne possèdent plus ces installations. Mais c’est au flambant neuf Moulin du Valais SA, à Riddes (VS), que Marcel Wächter, responsable du développement commercial des boulangeries au Groupe Minoteries SA, nous accueille. Ce moulin, qui a été délocalisé de Naters en 2025, est une exception en Suisse. Il combine une technologie de pointe avec six véritables meules de pierre traditionnelles. Tout y est net et immaculé, le grain à peine visible, on se croirait dans un laboratoire de recherches.
Le processus de transformation est un art subtil. Avant d’être moulu, le grain passe dans un système de nettoyage ultramoderne, équipé de caméras optiques et de jets d’air ciblé, pour éjecter la moindre impureté. Il est ensuite légèrement humidifié pour rendre son enveloppe extérieure (le son) élastique. Si le grain était écrasé à sec, le son se fragmenterait, rendant le tamisage pour obtenir une farine claire presque impossible.
Vient l’écrasement. Les meules de pierre procurent une mouture différente des cylindres en métal industriels. Sourire en coin, Marcel Wächter parle de «slow milling»: la rotation, lente, génère moins de chaleur et de pression. Cette douceur préserve les acides gras essentiels, les arômes et les nutriments, offrant une odeur de céréale plus prononcée à l’ouverture du sac. Le grain passe ainsi par cinq ou six étapes successives entre les meules et les tamiseurs. Le réglage de l’écartement des meules se fait à l’oreille et au toucher, le meunier écoutant le frottement des pierres pour ajuster son outil. A cet instant-là, l’artisanat supplante encore l’ordinateur.
Pour 8-12 parts, préparation env. 35 minutes, réfrigération env. 30 minutes, cuisson env. 40 minutes, plaque ronde de 28-30 cm de diamètre, beurre pour la plaque.
Ingrédients pour la pâte
- 250 g de farine mi-blanche de PurEpeautre avec 20% de son (ou farine complète très fine)
- ½ c. c. de sel
- 100 g de beurre, froid, en morceaux
- Env. 0,75 dl d'eau froide
- 1 c. c. de vinaigre de pomme
Ingrédients pour la garniture
- 50 g de cerneaux de noix
- Env. 800 g de pruneaux ou prunes, coupés en deux, dénoyautés
Ingrédients pour la liaison (nappage)
- 50 g de jus de pomme concentré, concentré de poire, miel ou sucre
- 3 c. s. de farine mi-blanche de PurEpeautre avec 20% de son (ou farine complète fine)
- 1 sachet de sucre vanillé ou 2 c. c. de cannelle
- 2 dl de lait
- 3 œufs
Préparation
- Pâte: Mélanger la farine et le sel. Ajouter le beurre et frotter entre les mains pour obtenir une masse sablée (les enfants aiment beaucoup faire cela). Ajouter l'eau et le vinaigre de pomme, rassembler brièvement en une pâte, sans pétrir. Emballer la pâte et la mettre au frais pendant 30 à 60 minutes.
- Pendant ce temps, moudre ou hacher très finement les noix. Couper les pruneaux en deux et les dénoyauter (les enfants y arrivent très bien).
- Liaison: Mettre tous les ingrédients dans un pichet ou le bol d'un mixeur, bien mélanger au fouet ou au mixeur et laisser gonfler brièvement.
- Abaisser la pâte sur un peu de farine, à la taille du moule. Beurrer la plaque avec un peu de beurre à la main (les enfants adorent). Y déposer la pâte et former les bords. Décorer le bord avec les doigts ou une fourchette selon les envies et piquer le fond de pâte avec une fourchette.
- Garniture: Répartir les noix sur le fond de pâte. Répartir les pruneaux sur le fond de pâte.
- Verser la liaison par-dessus.
- Cuisson: Cuire la tarte 35 à 40 minutes dans la moitié inférieure du four préchauffé à 220°C (chaleur voûte-sole) ou 200°C position pizza (chaleur tournante avec chaleur sole). Retirer du four, laisser refroidir un peu sur une grille, puis démouler. Couper en parts et servir tiède ou froid.
Astuces
- Remplacer les noix (source d'oméga 3, bons pour les structures cérébrales et les membranes cellulaires, entre autres) par des amandes moulues, un mélange de graines, 3-4 c. s. de chapelure de PurEpeautre ou des biscuits au PurEpeautre rassis moulus.
- Pour une portion supplémentaire d'acides gras oméga 3, répartir 2 c. s. de graines de lin concassées ou de graines de chia suisses sur le fond de pâte.
- Au lieu d'abaisser la pâte au rouleau, former des boules de la taille d'une noix, les répartir dans la plaque préparée et les presser à la main de manière aussi uniforme que possible sur le fond et les bords. Remettre le fond de pâte au frais avant de le garnir.
- Selon la saison, utiliser d'autres fruits ou un mélange de baies.
- Servir avec de la crème fouettée, de la crème fraîche ou une boule de glace.
Pour 8-12 parts, préparation env. 35 minutes, réfrigération env. 30 minutes, cuisson env. 40 minutes, plaque ronde de 28-30 cm de diamètre, beurre pour la plaque.
Ingrédients pour la pâte
- 250 g de farine mi-blanche de PurEpeautre avec 20% de son (ou farine complète très fine)
- ½ c. c. de sel
- 100 g de beurre, froid, en morceaux
- Env. 0,75 dl d'eau froide
- 1 c. c. de vinaigre de pomme
Ingrédients pour la garniture
- 50 g de cerneaux de noix
- Env. 800 g de pruneaux ou prunes, coupés en deux, dénoyautés
Ingrédients pour la liaison (nappage)
- 50 g de jus de pomme concentré, concentré de poire, miel ou sucre
- 3 c. s. de farine mi-blanche de PurEpeautre avec 20% de son (ou farine complète fine)
- 1 sachet de sucre vanillé ou 2 c. c. de cannelle
- 2 dl de lait
- 3 œufs
Préparation
- Pâte: Mélanger la farine et le sel. Ajouter le beurre et frotter entre les mains pour obtenir une masse sablée (les enfants aiment beaucoup faire cela). Ajouter l'eau et le vinaigre de pomme, rassembler brièvement en une pâte, sans pétrir. Emballer la pâte et la mettre au frais pendant 30 à 60 minutes.
- Pendant ce temps, moudre ou hacher très finement les noix. Couper les pruneaux en deux et les dénoyauter (les enfants y arrivent très bien).
- Liaison: Mettre tous les ingrédients dans un pichet ou le bol d'un mixeur, bien mélanger au fouet ou au mixeur et laisser gonfler brièvement.
- Abaisser la pâte sur un peu de farine, à la taille du moule. Beurrer la plaque avec un peu de beurre à la main (les enfants adorent). Y déposer la pâte et former les bords. Décorer le bord avec les doigts ou une fourchette selon les envies et piquer le fond de pâte avec une fourchette.
- Garniture: Répartir les noix sur le fond de pâte. Répartir les pruneaux sur le fond de pâte.
- Verser la liaison par-dessus.
- Cuisson: Cuire la tarte 35 à 40 minutes dans la moitié inférieure du four préchauffé à 220°C (chaleur voûte-sole) ou 200°C position pizza (chaleur tournante avec chaleur sole). Retirer du four, laisser refroidir un peu sur une grille, puis démouler. Couper en parts et servir tiède ou froid.
Astuces
- Remplacer les noix (source d'oméga 3, bons pour les structures cérébrales et les membranes cellulaires, entre autres) par des amandes moulues, un mélange de graines, 3-4 c. s. de chapelure de PurEpeautre ou des biscuits au PurEpeautre rassis moulus.
- Pour une portion supplémentaire d'acides gras oméga 3, répartir 2 c. s. de graines de lin concassées ou de graines de chia suisses sur le fond de pâte.
- Au lieu d'abaisser la pâte au rouleau, former des boules de la taille d'une noix, les répartir dans la plaque préparée et les presser à la main de manière aussi uniforme que possible sur le fond et les bords. Remettre le fond de pâte au frais avant de le garnir.
- Selon la saison, utiliser d'autres fruits ou un mélange de baies.
- Servir avec de la crème fouettée, de la crème fraîche ou une boule de glace.
Marcel Wächter défend ardemment le PurEpeautre, cultivé selon un cahier des charges strict limitant les transports à un rayon de 40 kilomètres autour d’un moulin à roues de référence. Il souligne que ce produit (variétés Ostro ou Oberkulmer) n’a jamais été croisé avec du blé, ce qui garantit ses qualités génétiques et sa tolérance digestive supérieure. Si les Suisses alémaniques ont une longueur d’avance rayon consommation, la Suisse romande, sensible aux arguments du terroir et de l’émotion, rattrape peu à peu son retard.
Circuits courts à Mézières
Dernière étape à Mézières (VD), dans la boulangerie de Ronny André. C’est là que la farine de PurEpeautre révèle son potentiel. Ce boulanger, issu d’une lignée d’artisans lausannois, a repris une affaire en faillite il y a vingt ans et emploie aujourd’hui 35 personnes. Il vient d’inaugurer un superbe laboratoire, de plainpied, à quelques centaines de mètres de l’ancien bâtiment de 1809, pour répondre aux normes d’hygiène modernes et améliorer les conditions de travail de ses 11 pâtissiers et boulangers. Une gageure.
Pour Ronny, boulanger épris de son travail, l’épeautre n’est pas loin d’être un acte militant. Cette céréale confirme sa philosophie, qui repose sur un approvisionnement «ultra-local», dit-il. Ici, la viande vient du boucher Haenni voisin, le lait d’un paysan de Vulliens, le beurre de la laiterie de Corcelles, le café est torréfié à vingt minutes de route à peine de l’établissement. Un modèle qui favorise les circuits courts, supprime les déchets d’emballage grâce à des contenants réutilisables et valorise le travail de ses employés, fiers de manipuler des matières premières qu’on a le droit de qualifier de nobles.
Le pain PurEpeautre de la boulangerie Ronny est un succès. Façonné en laboratoire dès 2 heures du matin, ce pain bénéficie d’une longue fermentation au levain, d’environ quatre heures. Cette lenteur, couplée à la nature du gluten de l’épeautre, moins élastique et moins agressif que celui des blés, rend le pain plus digeste. Gustativement, les fins becs ont repéré son léger goût de noix, sa mie humide et sa croûte croustillante qui lui confèrent une belle longueur en bouche et une bonne conservation. Ronny le qualifie de «mi-blanc moderne», un produit dans l’air du temps, adapté aux attentes de santé et d’authenticité des consommateurs. Placé dans une panetière en bois dans la boutique, le pain se vend tout seul, soutenu par la conviction des vendeuses qui jouent un rôle de conseillères. Fort de ce succès, le boulanger envisage de décliner la farine d’épeautre en pâtisserie, dans des brownies, des cookies ou des tourtes aux noix.
Pour env. 50 pièces, préparation env. 45 minutes, réfrigération env. 2 heures, cuisson env. 15 minutes, papier cuisson pour les plaques, petits emporte-pièces ronds et piques en bois ou aiguilles à tricoter pour les visages, 1 petit sachet à garnir en papier cuisson.
Ingrédients pour la pâte claire
- 125 g de beurre, en morceaux, ramolli
- 60 g de sucre
- 1 c. c. de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- 200 g de farine mi-blanche de PurEpeautre
Ingrédients pour la pâte foncée
- 125 g de beurre, en morceaux, ramolli
- 60 g de sucre
- 1 c. c. de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- 180 g de farine complète de PurEpeautre moulue très finement
- 2 c. s. de cacao en poudre
- 1-2 c. s. de crème
Ingrédients pour la décoration
- Un peu de glaçage à gâteau blanc clair ou foncé, fondu
- Nonpareilles de couleur, vermicelles en chocolat, etc.
- Un peu de glaçage rose au sucre glace
Préparation
- Les deux pâtes: Travailler le beurre en pommade jusqu'à la formation de petites pointes. Ajouter le sucre, le sucre vanillé et le sel, continuer à battre jusqu'à ce que la masse blanchisse. Pour la pâte foncée, ajouter la farine, le cacao et la crème. Rassembler brièvement en une pâte sans pétrir. Couvrir les deux pâtes et les mettre au frais pendant 30 à 60 minutes.
- Façonnage: Former des boules ou des carrés de la taille d'une noix avec les pâtes, les aplatir et les poser sur les plaques préparées. Remettre au frais. Dessiner des visages à l'aide d'emporte-pièces, de piques en bois ou d'aiguilles à tricoter. Mettre les biscuits de nouveau au frais.
- Préchauffer le four à 180°C (chaleur voûte-sole) ou 160°C (chaleur tournante).
- Cuisson: Cuire les biscuits 12 à 15 minutes au milieu du four préchauffé. Sortir et laisser refroidir sur une grille.
- Décoration: Tremper les biscuits selon l'envie dans le glaçage de façon à créer des «coiffures», garnir à volonté et déposer sur du papier cuisson. Laisser durcir.
Astuce
Les biscuits se conservent 2 à 3 semaines au sec et au frais.
Pour env. 50 pièces, préparation env. 45 minutes, réfrigération env. 2 heures, cuisson env. 15 minutes, papier cuisson pour les plaques, petits emporte-pièces ronds et piques en bois ou aiguilles à tricoter pour les visages, 1 petit sachet à garnir en papier cuisson.
Ingrédients pour la pâte claire
- 125 g de beurre, en morceaux, ramolli
- 60 g de sucre
- 1 c. c. de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- 200 g de farine mi-blanche de PurEpeautre
Ingrédients pour la pâte foncée
- 125 g de beurre, en morceaux, ramolli
- 60 g de sucre
- 1 c. c. de sucre vanillé
- 1 pincée de sel
- 180 g de farine complète de PurEpeautre moulue très finement
- 2 c. s. de cacao en poudre
- 1-2 c. s. de crème
Ingrédients pour la décoration
- Un peu de glaçage à gâteau blanc clair ou foncé, fondu
- Nonpareilles de couleur, vermicelles en chocolat, etc.
- Un peu de glaçage rose au sucre glace
Préparation
- Les deux pâtes: Travailler le beurre en pommade jusqu'à la formation de petites pointes. Ajouter le sucre, le sucre vanillé et le sel, continuer à battre jusqu'à ce que la masse blanchisse. Pour la pâte foncée, ajouter la farine, le cacao et la crème. Rassembler brièvement en une pâte sans pétrir. Couvrir les deux pâtes et les mettre au frais pendant 30 à 60 minutes.
- Façonnage: Former des boules ou des carrés de la taille d'une noix avec les pâtes, les aplatir et les poser sur les plaques préparées. Remettre au frais. Dessiner des visages à l'aide d'emporte-pièces, de piques en bois ou d'aiguilles à tricoter. Mettre les biscuits de nouveau au frais.
- Préchauffer le four à 180°C (chaleur voûte-sole) ou 160°C (chaleur tournante).
- Cuisson: Cuire les biscuits 12 à 15 minutes au milieu du four préchauffé. Sortir et laisser refroidir sur une grille.
- Décoration: Tremper les biscuits selon l'envie dans le glaçage de façon à créer des «coiffures», garnir à volonté et déposer sur du papier cuisson. Laisser durcir.
Astuce
Les biscuits se conservent 2 à 3 semaines au sec et au frais.
Ronny marque une pause, développe. Face à une industrie suisse qui importe 155 000 tonnes de produits panifiés par an (!), jusqu’à des pains congelés en… Pologne vendus dans les grandes surfaces, il voit dans le PurEpeautre un atout de l’artisanat. En payant le prix juste au producteur et au meunier, il participe à un cercle vertueux qui protège l’agriculture locale face aux bourrasques et aux canicules. Sa boutique, qui accueille jusqu’à 4000 clients le week-end, dont de nombreux cyclistes et motards, prouve que la demande pour l’excel lence existe.
Pour Ronny, si l’industrie peut en effet produire du pain à la chaîne à volonté, il faudra toujours la main du paysan pour semer la graine pure, l’oreille du meunier pour régler la meule de pierre et le savoir- faire du boulanger pour dompter le levain. Le PurEpeautre est ainsi davantage qu’une céréale de plus. C’est le symbole d’une Suisse qui résiste, collabore et restitue la saveur de son terroir.
Cet article a été réalisé par le Ringier Brand Studio à la demande d'un client. Les contenus ont été préparés de manière rédactionnelle et répondent aux exigences de qualité de Ringier.
Contact: E-mail à Brand Studio
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