Marjorie Taylor Greene, autrefois l'une des plus ferventes partisanes de Donald Trump, a pris ses distances avec son ancien allié politique dans un message cinglant. Sur X, l'ancienne élue républicaine a vivement critiqué le président américain suite à ses propos incendiaires sur l'Iran: «Trump est devenu fou, et quiconque le soutient est complice».
Sur sa plateforme Truth Social, Trump a exigé, le dimanche de Pâques, l'ouverture du détroit d'Ormuz sous 48 heures, faute de quoi il lancerait des attaques sans précédent contre les infrastructures iraniennes. «Mardi sera à la fois le 'Jour de la centrale électrique' et le 'Jour du pont'. Ouvrez ce putain de détroit, bande d'enfoirés, ou vous irez en enfer! Vous verrez bien! Gloire à Allah», a écrit le président américain.
Indignation à Washington
Ces propos ont suscité l'indignation à Washington, tous partis confondus. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a critiqué le président, l'accusant de se comporter comme un «fou furieux» sur les réseaux sociaux et de proférer des menaces de crimes de guerre. «Ce comportement est contraire aux valeurs de notre pays», a souligné Chuck Schumer.
Le sénateur américain indépendant Bernie Sanders a qualifié ces propos de «dangereux et délirants». Sur X, il écrit: «Un mois après le début de la guerre en Iran, voilà la déclaration faite par le président des Etats-Unis le dimanche de Pâques. Ce sont les propos incohérents d'un homme dangereux et insensé. Le Congrès doit agir immédiatement. Il faut mettre fin à cette guerre!»
Menaces et négociations
Depuis plusieurs jours, Trump tente, par la menace, de forcer les mollahs à rouvrir le passage maritime. En parallèle, des négociations se déroulent en coulisses. Un cessez-le-feu de 45 jours et un plan de paix en deux étapes sont actuellement à l’étude.
La rupture entre Marjorie Taylor Greene et Donald Trump était déjà manifeste depuis l'année dernière, lorsque la sénatrice de 51 ans avait publiquement exprimé son désaccord sur sa politique envers l'Iran et sur d'autres sujets. En novembre, Trump lui a retiré son soutien et Marjorie Taylor Greene a peu après renoncé à son siège au Congrès.