Environ 20'000 signalements
Berne rejoint la coalition pour le rapatriement des enfants ukrainiens

La Suisse participera pour la première fois lundi à une réunion de la coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens déportés par la Russie. Jusqu'à présent, Berne se contentait d'observer les travaux de la coalition.
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Un garçon court devant le monument «Crossing of the Dnieper» au Musée national d'histoire de l'Ukraine.
Photo: AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

La Suisse a participé pour la première fois lundi à une réunion de la coalition internationale pour le retour des enfants ukrainiens déportés par la Russie. Jusqu'à présent, Berne se contentait d'observer les travaux de la coalition.

«L'expulsion et la déportation d'enfants ukrainiens comptent toujours parmi les conséquences humanitaires les plus douloureuses et les plus urgentes de la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine», a déclaré l'ambassadrice Rita Adam, cheffe de la mission de la Suisse auprès de l'Union européenne (UE). La déportation constitue une «grave violation du droit international».

Jusqu’à présent, la Suisse participait régulièrement aux réunions de la Coalition en tant qu’observatrice, a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à Keystone-ATS. En adhérant à la Coalition, le Conseil fédéral répond à un mandat du Parlement. La coalition a été créée en février 2024 par l’Ukraine et le Canada.

Environ 20'000 enfants déportés

La coalition compte désormais 49 Etats et organisations internationales, a déclaré la ministre canadienne des Affaires étrangères, Anita Anand, à Bruxelles. Outre la Suisse, Chypre, Monaco, le Panama et l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) siégeront pour la première fois à la table en tant que membres.

Ces nouveaux partenaires contribueront à accroître la pression sur la Russie, a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, lors d’une conférence de presse en marge de la réunion. Ce dernier ne vise pas uniquement les membres du gouvernement russe. Les personnes qui ont participé à l’enlèvement d’enfants ou qui en ont adopté doivent elles aussi ressentir la pression internationale.

Environ 20'000 enfants déportés

La coalition recense un peu plus de 20'000 signalements d'éventuelles expulsions et transferts forcés d'enfants par la Russie. 2133 enfants ont été ramenés en Ukraine après avoir été victimes de déportation, de transfert forcé ou d'occupation temporaire.

La réunion à Bruxelles était présidée par l'UE, l'Ukraine et le Canada. La coalition devrait notamment faire avancer les mesures visant à rapatrier les enfants, les aider à retrouver une vie normale, ainsi que demander des comptes à la Russie pour ses «actes cruels».

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