«Souvent, la Saint-Amédée, est de mars la plus belle journée». Au vu de la météo, pas certain que le dicton du jour soit en accord avec le ciel, amis lecteurs. Quoi qu'il en soit, et pour bien commencer la semaine, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un florilège des actualités suisses à ne pas manquer en ce lundi 30 mars. On est parti!
Fortes disparités en Valais concernant les taxes de séjour
Mandatée par la Fédération valaisanne des résidences secondaires, une étude relayée par «Le Nouvelliste» analyse les taxes de séjour dans 25 communes du Valais et révèle de fortes disparités. Introduite il y a une dizaine d’années, la taxe forfaitaire R2 varie selon des modèles communaux très divers. Son calcul théorique simple (tarif par nuitée, nombre moyen de nuits, capacité du logement) laisse place à des pratiques hétérogènes. Pour un 3 pièces, le montant annuel oscille entre 350 et plus de 1300 francs. Les recettes dépassent 4 millions dans certaines stations, contre 500'000 ailleurs. L’étude pointe aussi des différences dans la gouvernance touristique et les prestations offertes, soulevant des enjeux de transparence, de cohérence et de dialogue entre communes et propriétaires.
Le contrôle aérien suisse sous forte pression
Le contrôle aérien suisse, assuré par Skyguide, traverse une période critique marquée par des pannes répétées et des tensions financières. Son directeur, Peter Merz, prépare un plan d’austérité qui pourrait toucher les effectifs, rapportent la «Tribune de Genève» et «24 heures». Malgré une hausse des redevances ayant amélioré les recettes, la situation reste fragile: trafic en baisse, critiques des autorités et incertitudes liées à l’UE dans le cadre du concept «ciel unique». L’entreprise doit encore financer une coûteuse modernisation informatique et rembourser des prêts fédéraux. Estimé à 150 millions de francs par an, le coût du service de base relance le débat sur son financement. Entre pressions politiques et contraintes européennes, des restructurations apparaissent inévitables. Un plan sera présenté en cours d'année.
Le loup ne provoque pas de stress prolongé chez les moutons
Une étude menée par Hugo Roth conclut que les ovins ne subissent pas de stress prolongé lié à la présence du loup, mais restent vulnérables en cas d’attaque réelle, rapporte «Le Quotidien Jurassien». Pour son travail de master à l'Université de Neuchâtel, l'étudiant a analysé l’impact du loup sur le stress des ovins. Pendant plus d’un an, dix troupeaux des cantons de Vaud et du Jura ont été exposés à des stimuli sonores, notamment des cris de loups et de gibbons (petits singes asiatiques connus pour leur cri puissant). Les résultats montrent que les moutons distinguent clairement le prédateur et adoptent une vigilance accrue face à ses cris, contrairement à ceux du gibbon. Ce stress reste toutefois ponctuel: il disparaît dès la fin des stimuli, sans effet durable. Aucune différence n’a été observée entre troupeaux attaqués ou non, suggérant un instinct de proie inné.
Plus de 70 renvois chez S. Karger à Bâle
Selon une lettre obtenue par les titres Tamedia alémaniques, la société S. Karger AG a prononcé 76 licenciements à Bâle. Environ deux tiers du personnel de l'entreprise sont concernés. Les congés ont été notifiés à fin mars. Cette réduction d’effectifs est justifiée par une réorientation stratégique et l’abandon de secteurs jugés non rentables. D’après le journal, les services les plus touchés sont le service client, la vente, l’informatique et le marketing. La direction a prévu une indemnité équivalant à un mois de salaire ainsi que diverses mesures d’accompagnement. Les employés concernés jugent toutefois ces dispositions insuffisantes.
Les Dragons n'ont plus le droit à l'erreur
Fribourg-Gottéron se rend à Rapperswil pour disputer l'acte VI des play-off lundi (20h00). Menés 3-2 dans la série, les hommes de Roger Rönnberg, deuxièmes de la saison régulière, n'ont plus droit à l'erreur. La défaite serrée de samedi 2-1 a coupé l'élan des Dragons, qui restaient sur deux succès de rang.