Le nouvel eldorado à petit prix
Cette région cartonne auprès des touristes suisses

Les Balkans séduisent de plus en plus de voyageurs suisses. Face à la hausse des prix dans les destinations stars du sud de l’Europe, la région connaît une forte hausse des réservations cette année.
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Kotor est une ville fortifiée au Monténégro et considéré comme le «fjord» le plus au sud de l'Europe.
Photo: Loop Images/Universal Images Gro

En bref

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  • Les Balkans deviennent une destination prisée des Suisses, séduits par ses paysages variés et ses prix attractifs.
  • Si l'engouement touche toute la Suisse, le boom est plus marqué du côté alémanique.
  • «Le leader sur la marché suisse» parle d'une augmentation allant à plus de 90% des réservations en un an pour certains pays de la région.
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Solène MonneyJournaliste Blick

Alors que la météo suisse jongle entre airs d’hiver et avant-goût d’été, pluie battante et soleil éclatant, beaucoup commencent déjà à rêver d’évasion. Et cette année, un nouvel eldorado semble séduire les voyageurs helvétiques: les Balkans. Des villages pittoresques du Monténégro aux plages de sable fin de l’Albanie, la région coche de plus en plus de cases.

Une tendance qui s’explique aussi par la flambée des prix dans les destinations stars du sud de l’Europe. Espagne, Italie, Portugal ou France deviennent moins accessibles pour de nombreux budgets. Résultat: les Balkans apparaissent comme une alternative à la fois dépaysante et abordable.

Dertour, un groupe de tourisme suisse dont fait partie Kuoni, Hotelplan ou encore Migros Vacances, enregistre ainsi, en Suisse, une hausse spectaculaire des réservations: +97% pour le Monténégro, +95% pour la Bulgarie et +55% pour l’Albanie par rapport à l’an dernier.

Un rapport qualité-prix séduisant

Mais comment expliquer un tel engouement pour une région longtemps restée dans l’ombre? «Elle offre un très bon rapport qualité-prix, une grande diversité paysagère et culturelle sur des distances relativement courtes, ainsi qu’une authenticité recherchée par de nombreux voyageurs aujourd’hui», souligne Dertour qui se décrit comme «leader sur le marché suisse».

Ces dernières années, les infrastructures touristiques se sont fortement développées. Hôtels, transports et services se modernisent à vitesse grand V. Dans un contexte international marqué par les tensions au Moyen-Orient, les Balkans apparaissent aussi comme une destination jugée plus accessible et rassurante. D’autant que les liaisons aériennes se multiplient.

Les Romands moins emballés?

Si l’explosion des réservations impressionne cette année, l’intérêt pour les Balkans ne date pas d’hier. Les agences de voyages ont rapidement flairé le potentiel de la région. Dertour dit avoir largement misé sur ces destinations à travers ses newsletters, ses réseaux sociaux et des campagnes publicitaires ciblées.

L’enthousiasme est toutefois un peu plus marqué du côté alémanique. En Albanie, par exemple, Dertour enregistre deux fois plus de réservations en Suisse allemande qu’en Suisse romande. Une différence qui s’explique surtout par l’offre aérienne: les vols directs sont bien plus nombreux depuis Zurich que depuis Genève.

Les couples sans enfants en tête

Les couples sans enfants figurent parmi les plus grands adeptes des Balkans. Ils représentent à eux seuls 46% des réservations. Leurs destinations favorites? L’Albanie, puis le Monténégro et la Croatie.

Reste une question: les Balkans risquent-ils à leur tour d’être victimes de leur succès? Dertour se veut rassurant. «Les Balkans sont une région très diversifiée et étendue, comptant de nombreuses destinations qui disposent encore d’une grande capacité d’accueil touristique. La demande croissante se répartit entre différents pays, régions et types de voyages, ce qui permet de très bien l’absorber.»

Face aux tensions internationales et à la hausse des prix, le tourisme de proximité retrouve lui aussi un nouvel élan. Cette année, Suisse Tourisme mise sur sa campagne «Cap sur les lieux magiques», qui met en lumière quinze sites à travers le pays. L’objectif: inciter les Suisses à redécouvrir des endroits parfois méconnus, sans devoir partir à l’autre bout de l’Europe. Une manière de voyager plus simplement, tout en misant sur la proximité et la tranquillité.

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