En bref
- Les prix des loisirs en Suisse ont augmenté, selon l'indice Comparis. Les voyages, notamment les billets d’avion et les forfaits, sont les principaux responsables de cette hausse.
- La flambée des prix du kérosène, liée à la guerre en Iran, et le manque de personnel aggravent la situation. Les services liés aux animaux domestiques suivent la même tendance
- Certains secteurs enregistrent toutefois des baisses, comme la parahôtellerie et la mobilité privée. Malgré ces exceptions, les loisirs deviennent un poste de dépense de plus en plus contraignant pour les ménages suisses.
Cette nouvelle pique et fait malheureusement mal au porte-monnaie: partir en vacances, aller au restaurant ou s’occuper de son compagnon à quatre pattes n’a jamais été aussi cher. En Suisse, les loisirs pèsent de plus en plus sur le budget des ménages... et la tendance n’est pas près de s’inverser.
Selon le dernier indice Comparis publié jeudi 30 avril, les prix liés aux loisirs ont augmenté de 0,9% sur un an, soit nettement plus que l’inflation globale (+0,3%). Une hausse qui peut sembler, de prime abord, modérée, mais qui cache pourtant de fortes disparités selon les postes de dépenses.
Le principal responsable de cette augmentation? Les voyages. Les prix des forfaits et des billets d’avion prennent l'ascenceur. Sur cinq ans, la hausse est spectaculaire: +33% pour les voyages organisés, +77% pour le transport aérien. Et ce ne serait que le début: les coûts liés aux animaux domestiques grimpent également.
Des touristes suisses plumés
«Dans le transport aérien comme dans les voyages à forfait, les effets saisonniers jouent un rôle», rappelle Michael Kuhn, expert Argent chez Comparis. Mais au-delà de la forte demande, le secteur fait face à une accumulation de tensions: manque de personnel, capacités réduites, hausse des coûts du carburant et des salaires, renchérissement général. Bref, voyager coûte plus cher. Le cocktail sur la plage paradisiaque semble prendre (un peu) l'eau.
Et la facture n’a pas fini de grimper. «Nous ne sommes pas encore au bout du tunnel: prendre l’avion va devenir encore plus cher», prévient Michael Kuhn. En cause, la flambée des prix du kérosène, liée notamment à la guerre en Iran, dont les effets se répercutent avec retard. Concrètement, les hausses devraient surtout se faire sentir… cet été.
Dernier coup de massue pour les voyageurs. Ils paient plus cher... pour des prestations parfois revues à la baisse. Moins de vols directs, plus d’escales, davantage de retards ou d’annulations. Voyager devient réellement une aventure. Conseil: ne misez pas tout sur les offres de dernières minutes. Celles-ci devraient se faire rares cet été.
Nos toutous nous ruineront-ils?
Si votre animal de compagnie remplit votre coeur, il vide toujours plus votre compte en banque. Et pas qu'un peu. En cinq ans, les prix des produits pour animaux ont augmenté de 5% et les soins vétérinaires de 13%. Il faut dire que depuis la pandémie, le nombre d'animaux de compagnie a fortement progressé en Suisse, et les coûts suivent. On comptait environ 520'000 chiens avant le Covid, ils sont aujourd’hui près de 550'000. Les chats sont passés de 1,5 million à 1,9 million. A cela s’ajoutent quelque 400'000 rongeurs.
Avec une demande en hausse et une forte disposition à payer, les prix grimpent. S’y ajoutent «l’augmentation des coûts de l’énergie et du transport, ainsi que de la hausse des prix des matières premières, par exemple pour les céréales et la viande», souligne l’expert Comparis. Résultat des courses, tout augmente: l’alimentation, les accessoires, les soins. Les services vétérinaires deviennent plus sophistiqués, les traitements plus complexes et le manque de personnel qualifié alourdit encore la facture.
Un élément accentue la pression: la grande majorité des propriétaires paient ces frais de leur poche. Moins de 10% des animaux sont assurés en Suisse, ce qui expose directement les ménages à des dépenses parfois élevées, notamment en cas d’intervention. Mais bon, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour nos fidèles compagnons?
Quelques «bonnes nouvelles»
Dans ce contexte, certaines baisses de prix passent presque inaperçues. Elles ont toutefois le mérite d'exister. C’est notamment le cas de la parahôtellerie, soit les logements de vacances comme les appartements, chalets ou locations type Airbnb. Les consommateurs ont payé en moyenne 20,9% de moins qu’en février, une baisse marquée qui s’explique en grande partie par des effets saisonniers après la haute saison hivernale.
Même constat pour le transport individuel. Les prestations liées à la mobilité privée ont diminué de 8,4%. Dans le détail, la location de voitures et les services d’autopartage affichent un recul particulièrement net, de plus de 22%, en lien avec une demande plus faible hors périodes de vacances.
D’autres activités suivent la tendance. Les prix des chemins de fer de montagne et des remontées mécaniques ont légèrement baissé, tout comme ceux du matériel photo et vidéo ou de certains produits d’imprimerie. Des replis bienvenus, mais qui restent ponctuels et ne compensent pas la hausse globale des loisirs.
Les seniors plus touchés
Enfin, tous les ménages ne sont pas touchés de la même manière. Les personnes âgées vivant seules ressentent le plus fortement cette inflation, avec une hausse de leurs dépenses plus marquée que la moyenne. A l’inverse, les couples avec enfants semblent un peu moins affectés.
Pour les voyages
Face à cette hausse généralisée, il existe toutefois quelques leviers pour réduire les coûts, surtout côté voyages. Premier réflexe: réserver tôt. Les offres de dernière minute se raréfient et deviennent souvent plus chères. Mieux vaut anticiper de plusieurs mois, en particulier pour l’été. Autre astuce: rester flexible. Partir en semaine plutôt que le week-end ou décaler ses dates peut faire baisser la facture.
Il peut aussi être judicieux de repenser son itinéraire. Avec la réduction de certaines liaisons, regarder du côté des aéroports secondaires, accepter une escale ou combiner train et avion permet parfois d’économiser. Enfin, comparer reste essentiel: les voyages à forfait peuvent offrir une certaine sécurité face aux hausses de prix, mais organiser soi-même son séjour peut, dans certains cas, revenir moins cher.
Pour les animaux domestiques
Du côté des animaux de compagnie, quelques réflexes peuvent aussi faire la différence. La prévention reste la meilleure économie: contrôles réguliers, vaccins et soins dentaires permettent d’éviter des traitements coûteux. Il est également recommandé de comparer les prix et demander un deuxième avis en cas d’intervention importante, les tarifs pouvant varier fortement d’un cabinet à l’autre.
Enfin, anticiper permet d’éviter les mauvaises surprises. Mettre un peu d’argent de côté chaque mois ou envisager une assurance pour son animal peut alléger la facture en cas de coup dur. Des précautions simples, mais qui peuvent faire économiser plusieurs centaines de francs.
Pour les voyages
Face à cette hausse généralisée, il existe toutefois quelques leviers pour réduire les coûts, surtout côté voyages. Premier réflexe: réserver tôt. Les offres de dernière minute se raréfient et deviennent souvent plus chères. Mieux vaut anticiper de plusieurs mois, en particulier pour l’été. Autre astuce: rester flexible. Partir en semaine plutôt que le week-end ou décaler ses dates peut faire baisser la facture.
Il peut aussi être judicieux de repenser son itinéraire. Avec la réduction de certaines liaisons, regarder du côté des aéroports secondaires, accepter une escale ou combiner train et avion permet parfois d’économiser. Enfin, comparer reste essentiel: les voyages à forfait peuvent offrir une certaine sécurité face aux hausses de prix, mais organiser soi-même son séjour peut, dans certains cas, revenir moins cher.
Pour les animaux domestiques
Du côté des animaux de compagnie, quelques réflexes peuvent aussi faire la différence. La prévention reste la meilleure économie: contrôles réguliers, vaccins et soins dentaires permettent d’éviter des traitements coûteux. Il est également recommandé de comparer les prix et demander un deuxième avis en cas d’intervention importante, les tarifs pouvant varier fortement d’un cabinet à l’autre.
Enfin, anticiper permet d’éviter les mauvaises surprises. Mettre un peu d’argent de côté chaque mois ou envisager une assurance pour son animal peut alléger la facture en cas de coup dur. Des précautions simples, mais qui peuvent faire économiser plusieurs centaines de francs.
Au final, une tendance se dessine clairement: les loisirs, longtemps considérés comme une soupape ou un acquis, deviennent peu à peu un poste de dépense sous pression. Pour beaucoup de ménages, il faudra désormais arbitrer.