Jan G.* est de nouveau en liberté. Le jeune homme de 24 ans a pourtant avoué être l'auteur de 14 incendies criminels qui ont embrasé Soleure et sa région entre 2024 et 2026. «Nous pouvons confirmer que l'homme a été libéré de détention préventive sous le régime de mesures de substitution», a confirmé à Blick une porte-parole du parquet de Soleure.
La nature et la durée de ces mesure n'ont, en revanche, pas été précisée. Il est probable que le citoyen helvétique, qui a passé deux mois en détention provisoire, doive se présenter régulièrement au poste de police et que son passeport soit confisqué. La date de son procès n'est pas encore connue.
Un extrémiste de droite
Le pyromane faisait partie des pompiers de la région. «C’est avec une grande consternation que je dois malheureusement vous annoncer que la personne arrêtée est un membre de notre corps», avait communiqué le commandant des pompiers de Soleure à ses troupes. Jan G. avait mis le feu à des bâtiments industriels, des appartements vides et des voitures.
Autre paradoxe, l'accusé militait sur Facebook pour dénoncer la hausse de la criminalité dans sa ville, s'indignant contre l'augmentation des dégradations matérielles et des violences. Le jeune homme était aussi actif politiquement. Il faisait partie des Jeunes UDC et participait aux vidéos de promotion du parti. On le retrouve également sur des photos des randonnées du Junge Tat, un groupuscule néonazi fondé en 2020.
De nouveaux incendies
La mise en détention de Jan G. n'a toutefois pas arrêté la vague d'incendies qui sévissait dans la région. Un autre pyromane serait-il de nouveau à l'œuvre? Ou s'agit-il d'un complice? Mi-mars, une ferme à Zuchwil (SO) a été presque entièrement ravagée par les flammes, sans toutefois faire de blessés. La police soupçonne un acte criminel et recherche des témoins.
Il y avait eu un précédent en décembre dernier. Un hangar agricole et deux voitures avaient brûlé à quelques centaines de mètres de là. Dans ce cas également, la police soupçonne un incendie criminel. On ignore encore s’il existe un lien entre ces faits. Une chose est sûre, ce n’était pas Jan G., déjà en détention provisoire à cette époque.
* Nom connu de la rédaction