Des fourmis incontrôlables envahissent la Suisse romande
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Des maisons sont abandonnées:Des fourmis incontrôlables envahissent la Suisse romande

Pierres tombales qui bougent, enfants mordus…
Saint-Sulpice et la Riviera croulent sous une espèce exotique impossible à éradiquer

Résistante et ingénieuse, la fourmi Tapinoma Magnum s’est accidentellement implantée à Saint-Sulpice (VD) en 2012. Depuis, elle pullule dans toute la Suisse romande, laissant une traînée de surprises désastreuses dans son sillage.
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La fourmi Tapinoma Magnum est arrivée par accident à Saint-Suplice (VD) en 2012.
Photo: Christophe Pellé

En bref

Généré par l’IA, vérifié par la rédaction
  • Une invasion de fourmis Tapinoma Magnum, espèce exotique hautement invasive, touche plusieurs régions de Suisse romande, dont Saint-Sulpice, depuis leur arrivée en 2012, probablement via des oliviers importés de Lyon. Ces insectes prolifèrent dans les zones urbaines, causant des nuisances majeures pour les habitants.
  • Ces fourmis forment une super-colonie avec des milliers de reines, rendant leur extermination quasiment impossible. Présentes dans les habitations, elles sont capables, à terme, d'endommager les infrastructures et ont même causé la panique dans une crèche, puis le déplacement de pierres tombales, dans un cimetière de Cully (VD).
  • La fourmi s’est étendue à Genève, Sion, Zurich et Berne, malgré les efforts des autorités. Chaque nouvelle colonie s’associe souvent à des plantes importées, et aucun plan cantonal concret n’existe actuellement pour endiguer ce fléau.
  • Les particuliers achetant ou construisant sur une parcelle infestée peuvent faire valoir leurs droits, selon un avocat spécialisé.
Ellen De Meester - Journaliste Blick
Ellen De MeesterJournaliste Blick

Arrivées sur des oliviers importés depuis Lyon

Découverte en 2012 à Saint-Sulpice, la fourmi Tapinoma Magnum s’est invitée chez nous par accident, via l’importation d’oliviers depuis des jardineries lyonnaises infestées. «Comme il existe une grande mode consistant à planter ces arbres dans des jardins de la Riviera, les fourmis se sont probablement propagées dans la région de cette manière, résume Daniel Cherix, biologiste et professeur honoraire à l’Université de Lausanne. A noter que les oliviers ne peuvent être déplacés avec les racines à nu, et sont obligatoirement transportés avec leur motte de terre, dans laquelle se cachent les fourmis.» Une recette idéale, donc, pour inviter une espèce exotique au bord du Léman.

Notre interlocuteur est l’un des premiers à avoir débusqué cette espèce sur la Riviera: «Mon collègue Max Hagner, désinfestateur professionnel, avait observé la présence d'une fourmi qu’il ne parvenait pas à contrôler, à Saint-Sulpice, se souvient Daniel Cherix. Lorsqu’il m’a contacté, je me suis effectivement aperçu que cette fourmi présentait un comportement différent des autres espèces.» 

A ce moment-là, nul ne se doutait qu’une grande invasion avait déjà commencé: «Il n’existait pas encore de clés permettant de les identifier correctement, déplore notre intervenant. Le temps que nous élargissions nos recherches, elles s’étaient déjà répandues.»

Des centaines de fourmis sur les jambes

Friande de pierres isolées, la Tapinoma adore longer les interfaces entre le goudron et les murs. A défaut de construire d’imposantes fourmilières au milieu des jardins, elle a l’intelligence de choisir des milieux peu occupés par d’autres espèces… comme les dallages, les maisons et les trottoirs, par exemple. «Capables de déplacer le sable qui se trouve sous les dalles, elles construisent des nids temporaires», pointe Daniel Cherix. Autre petit détail charmant: cette espèce mord! «Dotées d'un aiguillon en forme de spatule, les fourmis Tapinoma déposent une petite quantité de venin sur la peau, sans l'injecter», précise le biologiste.

«
Capable de résister au froid, cette fourmi est parfaitement adaptée à l’envahissement de l’Europe.
Daniel Cherix, biologiste et professeur honoraire à l'Université de Lausanne
»

Juste après Saint-Sulpice, considérée comme le «patient zéro», la commune de Cully demande de l’aide à son tour: «On nous signalait que les enfants d'une garderie se faisaient attaquer par des fourmis, poursuit Daniel Cherix. Par ailleurs, les habitants ne pouvaient plus se rendre dans le cimetière voisin sans se retrouver avec des centaines de fourmis sur les jambes. Même les pierres tombales se mettaient à bouger de manière incongrue, sous l'action souterraine de ces insectes.»

«Parfaitement adaptées pour envahir l’Europe»

Experts et communes constatent enfin que l’invincible fourmi a déjà gagné énormément de terrain, en toute discrétion: «A partir de ce moment-là, nous avons commencé à tenter de les contrôler, note Daniel Cherix. Cette tâche s'avère toutefois très difficile, car cette fourmi présente plusieurs caractéristiques typiques des espèces invasives: elle ne constitue qu'une seule super-colonie au sein de laquelle toutes les fourmis se reconnaissent et s’acceptent. Cette super-colonie compte, en plus, des milliers de reines, toutes capables de pondre en permanence.»

Résultat: les Tapinomas et leurs irréductibles reines créent de vastes réseaux souterrains, dont l'aspect évoque une immense toile d'araignée: «C'est un système absolument effrayant qui, dès qu'il commence à s'installer, s'étend partout», souligne le biologiste. Et comme si l’arsenal d’atouts de la Tapinoma n’était pas encore assez fourni, il s’avère qu’elle résiste également très bien au froid. «Cette espèce est parfaitement adaptée à l’envahissement de l’Europe», résume Daniel Cherix.

Friande des interfaces entre le goudron et les murs, la Tapinoma s'installe typiquement sous les dallages, dans les habitations ou... dans les cimetières.
Photo: KEYSTONE

A noter que la seule manière non-toxique de limiter sa prolifération est d’utiliser un produit à base de bactéries de sol, aussi onéreux que fastidieux à utiliser. Seuls les professionnels peuvent s’en servir, à condition d’avoir obtenu une autorisation de traitement et d’accepter de s’y prendre avec une minutie des plus chronophages. Alors que ce produit ne permet même pas d’éliminer les insectes, juste de les contrôler un minimum. Voilà qui n’évoque qu’une piètre armure, alors que la fourmi s’est, entre-temps, installée à Genève, Sierre, Sion, Zurich et Berne: «A chaque nouvelle découverte, on trouvait le plus souvent la présence d’oliviers, de palmiers ou de bananiers», confirme Daniel Cherix.

Est-ce illégal de vendre un logement ou une parcelle infestés de fourmis?

Si vous prévoyez de construire ou d'acheter un logement dans les zones concernées par la fourmi Tapinoma Magnum, sachez qu'il est possible de vous prémunir, sur le plan légal, au cas où ces irréductibles ouvrières devaient subitement envahir votre domicile. Comme ce cas de figure s'avère un peu complexe, nous avons demandé l'éclairage de Me Steve Gomes, avocat spécialiste en droit de l’immobilier et de la construction à Lausanne. 

Ainsi qu'il nous l'explique d'emblée, la situation diffère, selon les cas. Nous allons donc les considérer, un par un, pour davantage de clarté. 

Pour les personnes achetant un bien infesté de fourmis:

Pour les propriétaires achetant un bien infesté de fourmis, les possibilités sont différentes: «Le vendeur doit garantir que le bâtiment objet de la vente est exempt de défaut, précise notre expert. Il s’agira alors de déterminer si la présence de ces insectes contrevient à une qualité promise par le vendeur ou à une qualité à laquelle l'acheteur pouvait s'attendre selon les règles de la bonne foi.» 

D'après Me Gomes, un acheteur peut raisonnablement s’attendre à ce que le bâtiment qu’il acquiert ne soit pas l’objet d’une infestation telle que des fourmis ne jaillissent pas des prises électriques. Par conséquent, un logement pourrait être considéré comme défectueux. «Dans une vente sur plan, le transfert de risque intervient au moment du transfert de propriété. Si la construction du bâtiment engendre ou révèle la présence de fourmis, il appartiendra au vendeur de régler le problème avant la livraison du bâtiment, sous peine de devoir assumer la garantie pour les défauts», ajoute-t-il. 

La marche-à-suivre est simple. Dans le cas standard, lorsque vous achetez un lot PPE sur plan et que des fourmis apparaissent en grand nombre, une semaine après le déménagement, la première question est celle du défaut: constate-t-on l'absence d'une qualité promise ou d'une qualité attendue? «En cas d'une infestation de fourmis, il peut s'agir d'un défaut qui peuvent induire des coûts de désinfestation importants, explique Me Gomes. À ce moment-là, il convient de faire valoir les droits issus de la garantie. Pour ce faire, il faut adresser un avis des défauts décrivant l’objet du défaut et mentionnant que l’on tient le vendeur pour responsable de ces éléments. Pour les actes signés après le 1er janvier 2026 qui concernent des logements ayant été érigée moins de deux avant la vente, l’acheteur peut demander la réparation du défaut, soit la désinfestation de son logement.»

Pour les promoteurs ou propriétaires de terrains infestés:

Si la personne concernée est propriétaire d’un terrain sur lequel elle fait construire un bâtiment, l'éventuelle présence des fourmis fait malheureusement partie du jeu: «Le propriétaire assume le risque lié à la présence de ces insectes et le constructeur a uniquement le devoir d’avertir le propriétaire dès qu’il constate la présence de ces insectes», souligne Me Gomes. 

La situation est donc plus compliquée: «Dans la pratique, les terrains sont souvent vendus avec de larges exclusions de garantie, note le spécialiste. En principe, la garantie vaut pour autant que l’exclusion porte sur des éléments que les parties pouvaient raisonnablement exclure. Si la désinfestation entraîne des coûts si importants qu’ils compromettent le but économique de la vente (par exemple si les coûts de désinfestation constituent 30% du prix de vente du terrain), il peut être considéré que cela va au-delà de ce que l’on pouvait attendre, et l’on peut faire échec à l’exclusion de garantie.» 

Or, si le vendeur connaissait le problème et n’a rien dit au moment de la vente, on peut considérer qu'il a frauduleusement dissimulé l’existence d’un défaut et qu'il doit répondre de la situation. 

KEYSTONE

Si vous prévoyez de construire ou d'acheter un logement dans les zones concernées par la fourmi Tapinoma Magnum, sachez qu'il est possible de vous prémunir, sur le plan légal, au cas où ces irréductibles ouvrières devaient subitement envahir votre domicile. Comme ce cas de figure s'avère un peu complexe, nous avons demandé l'éclairage de Me Steve Gomes, avocat spécialiste en droit de l’immobilier et de la construction à Lausanne. 

Ainsi qu'il nous l'explique d'emblée, la situation diffère, selon les cas. Nous allons donc les considérer, un par un, pour davantage de clarté. 

Pour les personnes achetant un bien infesté de fourmis:

Pour les propriétaires achetant un bien infesté de fourmis, les possibilités sont différentes: «Le vendeur doit garantir que le bâtiment objet de la vente est exempt de défaut, précise notre expert. Il s’agira alors de déterminer si la présence de ces insectes contrevient à une qualité promise par le vendeur ou à une qualité à laquelle l'acheteur pouvait s'attendre selon les règles de la bonne foi.» 

D'après Me Gomes, un acheteur peut raisonnablement s’attendre à ce que le bâtiment qu’il acquiert ne soit pas l’objet d’une infestation telle que des fourmis ne jaillissent pas des prises électriques. Par conséquent, un logement pourrait être considéré comme défectueux. «Dans une vente sur plan, le transfert de risque intervient au moment du transfert de propriété. Si la construction du bâtiment engendre ou révèle la présence de fourmis, il appartiendra au vendeur de régler le problème avant la livraison du bâtiment, sous peine de devoir assumer la garantie pour les défauts», ajoute-t-il. 

La marche-à-suivre est simple. Dans le cas standard, lorsque vous achetez un lot PPE sur plan et que des fourmis apparaissent en grand nombre, une semaine après le déménagement, la première question est celle du défaut: constate-t-on l'absence d'une qualité promise ou d'une qualité attendue? «En cas d'une infestation de fourmis, il peut s'agir d'un défaut qui peuvent induire des coûts de désinfestation importants, explique Me Gomes. À ce moment-là, il convient de faire valoir les droits issus de la garantie. Pour ce faire, il faut adresser un avis des défauts décrivant l’objet du défaut et mentionnant que l’on tient le vendeur pour responsable de ces éléments. Pour les actes signés après le 1er janvier 2026 qui concernent des logements ayant été érigée moins de deux avant la vente, l’acheteur peut demander la réparation du défaut, soit la désinfestation de son logement.»

Pour les promoteurs ou propriétaires de terrains infestés:

Si la personne concernée est propriétaire d’un terrain sur lequel elle fait construire un bâtiment, l'éventuelle présence des fourmis fait malheureusement partie du jeu: «Le propriétaire assume le risque lié à la présence de ces insectes et le constructeur a uniquement le devoir d’avertir le propriétaire dès qu’il constate la présence de ces insectes», souligne Me Gomes. 

La situation est donc plus compliquée: «Dans la pratique, les terrains sont souvent vendus avec de larges exclusions de garantie, note le spécialiste. En principe, la garantie vaut pour autant que l’exclusion porte sur des éléments que les parties pouvaient raisonnablement exclure. Si la désinfestation entraîne des coûts si importants qu’ils compromettent le but économique de la vente (par exemple si les coûts de désinfestation constituent 30% du prix de vente du terrain), il peut être considéré que cela va au-delà de ce que l’on pouvait attendre, et l’on peut faire échec à l’exclusion de garantie.» 

Or, si le vendeur connaissait le problème et n’a rien dit au moment de la vente, on peut considérer qu'il a frauduleusement dissimulé l’existence d’un défaut et qu'il doit répondre de la situation. 

«Une dame affolée nous a appelés…»

Retournons à Saint-Sulpice, hotspot original de la Tapinoma, dont les habitants signalent régulièrement la présence de la fourmi, chez eux. «On constate effectivement qu’elles sont de plus en plus nombreuses et qu’elles ont tendance à coloniser progressivement de nouveaux secteurs, déplore une porte-parole. Les communes sont chargées de prendre des mesures, afin d'empêcher leur propagation, mais nous ne pouvons traiter que l’espace public: en réaction, les fourmis déplacent leurs colonies vers des terrains privés, où elles sont moins dérangées.» Les particuliers ayant remarqué la présence de colonies chez eux sont donc renvoyés vers des entreprises spécialisées. Une situation particulièrement délicate, lorsqu’on vient d’emménager, de construire ou d’acheter une parcelle.

«Dans la région de Terre-Sainte, une dame affolée nous a appelés parce que des fourmis sortaient des prises électriques de sa villa fraîchement construite, raconte Daniel Cherix. L'information n’a donc pas encore suffisamment circulé au sein des communes, déjà confrontées à de nombreux dossiers, comme celui du frelon asiatique. Si chaque nouveau souci représente évidemment une charge supplémentaire, il s’agit d’un problème immense dont beaucoup ne sont pas encore conscients.»

Pas de plan d’action cantonal en vue

Saint-Sulpice lutte néanmoins comme elle le peut, avec le soutien du canton, qui délivre les autorisations de traitement anti-fourmis et procède régulièrement à des relevés sur place: «Nous sommes actuellement en attente d’un plan d’action cantonal concret, puisque la fourmi Tapinoma a été récemment classée comme espèce invasive», poursuit la commune.

Or, la Direction générale de l’environnement (DGE) vaudoise ne semble pas élaborer un tel projet: «A ce jour, aucun plan d’action cantonal n’est à l’ordre du jour concernant cette espèce, note un porte-parole. La DGE envisage toutefois la mise en place d’une fiche de lutte comme outil de référence.» Il est vrai que toutes les informations nécessaires sont – et cela depuis longtemps! – disponibles sur les sites officiels des autorités. Le problème est que la plupart des gens ignorent l’existence même de cette fourmi et, par conséquent, ne consultent pas forcément ces pages.

Le problème est que la plupart des gens ignorent l’existence même de cette fourmi.
Photo: KEYSTONE

Peut-on encore lutter?

Profitant de cette large méconnaissance, ces ingénieuses fourmis utilisent toutes les mesures de lutte inadaptées pour se multiplier encore plus vite. «L’essentiel est d’éviter de déplacer de la terre infestée, notamment lors de travaux de construction, précise Daniel Cherix. Mais lorsqu'on n'a pas connaissance du problème réel, il est difficile de prendre les mesures permettant de l'endiguer. Le cas le plus intéressant est celui de la gare de Winterthour, colonisée par les fourmis alors qu’elle est en chantier depuis plusieurs années. La situation y est très difficile.»

La commune de Saint-Sulpice affirme sensibiliser les responsables de chantiers situés dans les zones concernées, en leur transmettant les directives du canton: «Il s’agit notamment de traiter les terres excavées sur ces parcelles comme des terres polluées et de prendre en compte la présence de cette espèce lors des travaux de terrassement, des opérations de creusement ou du déplacement de matériaux», détaille la commune, soulignant par ailleurs que la fourmi Tapinoma engendre des coûts importants.

Une petite lueur pourrait toutefois pointer à l'horizon: «Les Allemands viennent de développer une nouvelle technologie qui ne fait pas appel à des insecticides, mais à l'injection d'eau chaude», se réjouit Daniel Cherix. L'idée sera prochainement implémentée en Suisse romande, afin de tester son efficacité. 

Comment éviter de construire sur des colonies?

Mais, en attendant, comment empêcher des parcelles infestées d’être vendues telles quelles, ou des professionnels mal informés d'y construire des propriétés? «Actuellement, il n’y pas d’outils législatif qui permettrait d’empêcher le déplacement de terre (terrassement, nivellement ou évacuation), répond la DGE. Une ordonnance fédérale (ODE) sanctionne la dispersion d’espèces exotiques envahissantes. Toutefois, à ce jour, cette espèce n’est pas mentionnées dans les annexes de cette ordonnance. En règle générale, les communes sont informées par la DGE sur les problèmes posés par cette espèce, un relevé de la zone touchée est effectué par un mandataire et l’entreprise de construction impliquée est alertée.»

Le canton assure exercer une «haute-surveillance» quant au respect des directives et se réserve le droit d’ordonner des «mesures spécifiques de lutte», si nécessaire. Cela dit, pour les particuliers découvrant des colonies de Tapinomas dans leur salle de bain toute neuve, cela ne change malheureusement pas grand chose.

Pas de danger pour la santé

Bien que la situation semble alarmante et déjà incontrôlable, Daniel Cherix rassure: «Ces fourmis sont surtout gênantes, avec des conséquences sur les végétaux, mais ne posent pas de problème de santé publique. Il s’agit avant tout d’un problème économique, notamment lorsqu’une parcelle infestée est vendue sans que le problème soit signalé aux nouveaux propriétaires.»

Même son de cloche pour la commune de Saint-Sulpice: «Cette fourmi est très différente du frelon asiatique, par exemple, qui nous préoccupe davantage. Il est cependant quasi-certain qu’on ne parviendra pas à s’en débarrasser et qu’elles représentent un sérieux problème.»

Vous y penserez certainement, la prochaine fois que vous remarquerez une grosse fourmi sombre aux pattes musclées. Car vous saurez qu'à quelques centimètres de là, juste sous vos pieds, s'étend un gigantesque réseau de galeries.

Aucune fourmi n'a été blessée durant la mise en page de cet article!

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