Le malaise explose
Climat de peur et départs en série dans des cliniques romandes

Des départs massifs et des accusations de management autoritaire divisent les cliniques Emeis à Veyrier et Nyon. Plus de 30 employés sont partis depuis 2024, tandis que la direction conteste et évoque des mesures correctives.
Des employés des cliniques romandes du groupe Emeis dénoncent le management (Illustration).
Photo: Shutterstock
SOLENE_FACE (1).png
Solène MonneyJournaliste Blick

Le malaise grandit au sein des cliniques romandes du groupe Emeis, anciennement Orpea. Depuis l’arrivée d’une nouvelle direction à l’été 2024, plus de 30 employés auraient quitté les établissements du Grand-Salève à Veyrier, ainsi que de La Métairie et de Bois-Bougy à Nyon, révèle 20 minutes ce mardi 12 mai.

Plusieurs actuels et anciens collaborateurs dénoncent un management et une directrice jugée «autoritaire», des licenciements brutaux, des démissions forcées et un climat de peur qui toucherait tous les secteurs, des soignants aux médecins. Au-delà des tensions internes, des inquiétudes émergent aussi sur la qualité des soins.

La directrice confirme une procédure aux prud'hommes contre un ancien employé. Elle refute toutefois les autres accusations et parle d'un petit groupe qui se serait ligué contre elle. Celle-ci affirme que le turnover serait dû à des problèmes internes.

Des versions qui se contredisent

Selon plusieurs sources, des inspections sanitaires auraient mis en évidence des dysfonctionnements à la clinique de La Métairie, menant notamment à l’arrêt immédiat d’un centre de sismothérapie. Du personnel insuffisamment formé et des médicaments périmés auraient aussi été signalés.

Le groupe Emeis conteste les accusations et assure avoir pris des mesures correctives et affirme que le nombre de départs reste dans la moyenne du secteur. Quant au climat de travail: «La nouvelle direction a pris de nombreuses initiatives en matière de rémunération et d’avantages, de renforcement des équipes, du bien‐être et de la santé au travail, ainsi que de la qualité de vie au travail» explique le groupe.

Articles les plus lus