Soutenue par la base du parti?
Au Centre Vaud, le vote final sur la candidature de Valérie Dittli contesté

Le 2 septembre, Le Centre Vaud décidera de soutenir ou non la candidature de Valérie Dittli au Conseil d'Etat. Seuls une partie des membres du parti voteront à l'assemblée, ce qui fâche certains soutiens de l'élue.
Valérie Dittli sera présente lors de l'assemblée des délégués du 2 septembre, qui décidera de son sort. Mais sera-t-elle soutenue?
Photo: VALENTIN FLAURAUD
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Léo MichoudJournaliste Blick

Avant même qu'il ait eu lieu, le vote final du Centre sur la candidature de Valérie Dittli au Conseil d'Etat fait des mécontents. Le 2 septembre, à Epalinges, aura lieu l'assemblée des délégués, dernière étape du processus interne au parti pour décider s'il soutient ou non la conseillère d'Etat vaudoise dans la course électorale en 2027.

Sur les quelque 300 membres du Centre dans le canton, seule une cinquantaine aura le droit de vote. Au comité cantonal – dont la vingtaine de membres vient de se prononcer «pour passer à autre chose» – s'ajoutent les délégués: deux par districts et par section communale établie, en plus d'un coordinateur, et deux par groupement actif (parmi lesquels les Jeunes du Centre).

Les élues Isabelle Chassot et Valérie Dittli auront aussi le droit de vote. Mais le reste des membres du parti, non. Ce qui a le don d'énerver certains soutiens de l'élue décriée, dont un membre de la section lausannoise qui reste anonyme. Auprès de Blick, il estime que «la base du parti est plutôt favorable à la conseillère d’Etat» et que l'ensemble des adhérents devrait avoir son mot à dire en assemblée générale.

«Système totalitaire» ou respect des statuts?

Vice-présidente du Centre Vaud et soutien de Valérie Dittli, Jaqueline Bottlang-Pittet a exprimé le même regret. Citée par «24 heures» ce lundi, elle n'y va pas de main morte: «On est plus dans une démocratie indirecte, on est dans un système totalitaire.» Son argument? Une grande section comme Lausanne (plus de cent membres) aura le même poids – deux délégués – qu'une petite structure locale. Le vote du 2 septembre ne serait selon elle pas représentatif de l'avis de la base du parti.

Mais Le Centre Vaud et son nouveau président Giancarlo Sergi assurent s'appuyer sur les statuts du parti, question de «crédibilité». En principe, le nombre de délégués par section est «déterminé par le comité cantonal proportionnellement au nombre de membres». Mais Giancarlo Sergi précise au quotidien vaudois, toujours selon les statuts, que «cette répartition aurait dû être arrêtée après les élections cantonales de 2022». Cela n'a pas été le cas.

Dans cette configuration, la majorité des membres présents risque de suivre l'avis des dirigeants du parti. Dans tous les cas, Valérie Dittli a annoncé qu'elle se lancerait dans la course au Conseil d'Etat avec ou sans le soutien de son parti.

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