Lancement du nouveau parti Horizon Genève
Luc Barthassat: «Non, il n'y a pas de haine particulière envers Pierre Maudet»

Luc Barthassat fait partie des fondateurs d’Horizon Genève, un nouveau mouvement qui veut dépasser les clivages traditionnels. Pour Blick, il revient sur ses critiques envers Pierre Maudet et ses ambitions pour 2027.
Luc Barthassat est l'un des fondateur du nouveau parti Horizon Genève.
Photo: KEYSTONE
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Solène MonneyJournaliste Blick

Un nouveau parti veut bousculer la politique genevoise. Lancé cette semaine, Horizon Genève entend dépasser les clivages traditionnels et réunir des profils venus d’horizons politiques très différents autour de thèmes comme le logement, la mobilité, l’économie, la santé ou encore l’éducation. Le mouvement compte notamment plusieurs dissidents de Libertés et justice sociale (LJS), le parti du conseiller d’Etat Pierre Maudet.

Parmi ses fondateurs figure Luc Barthassat, ancien conseiller national et conseiller d’Etat PDC, devenu Le Centre, puis membre du MCG avant de démissionner. Pour Blick, il explique ce qui distingue selon lui Horizon Genève des autres formations, détaille ses critiques envers LJS et Pierre Maudet et ne ferme pas la porte à un retour sur le devant de la scène politique lors des élections fédérales de 2027.

Luc Barthassat, le parti Horizon Genève affirme qu'il ne se situe ni à droite, ni à gauche, ni au centre. Qu’est-ce qui vous distingue réellement des autres partis?
On veut fonctionner davantage comme un mouvement que comme un parti traditionnel. Beaucoup de gens ne veulent plus rejoindre des structures dont le chef ou le comité décident et dont les membres doivent simplement suivre. Ils veulent pouvoir apporter leurs idées et être mis en avant. Horizon Genève rassemble des personnes qui viennent d’horizons différents, notamment de Civis, d’Elan radical ou encore des gens déçus de la manière dont LJS fonctionne. L’idée n’est pas d’avoir un nouveau parti organisé autour d’une seule personnalité.

Des membres de votre nouveau parti sont assez critiques envers LJS et Pierre Maudet. Horizon Genève est-il né en réaction à leur manière de fonctionner?
Non, il n’y a pas de haine particulière envers Pierre Maudet. J’ai même conseillé par le passé à certaines personnes d’aller chez LJS parce que je voyais ce parti comme une sorte de «Civis II», avec davantage de moyens. Mais le problème, c’est le fonctionnement. Les gens qui rejoignent une nouvelle formation veulent pouvoir proposer des idées et participer aux décisions. Ils ne veulent pas retrouver un système avec un «chef suprême».

LJS vous décrit comme une «pochette surprise». Comment avoir une ligne politique claire avec des membres venus de sensibilités aussi différentes?
Notre point commun doit justement être une manière de travailler. Il faut arrêter de regarder d’abord d’où vient politiquement une idée avant de se demander si elle est bonne. Sur un sujet, une bonne solution peut venir de droite et, sur un autre, de gauche. Il faut pouvoir discuter, travailler avec des gens différents et retrouver davantage de bon sens.

Ce «bon sens», concrètement, qu’est-ce que cela signifie pour Horizon Genève?
Cela implique notamment de simplifier le fonctionnement de l’Etat et de redonner davantage de marge de manœuvre aux citoyens, aux entrepreneurs et aussi aux fonctionnaires. Aujourd’hui, tout est devenu extrêmement compliqué. On accumule les lois, les règlements et les procédures. Il faut retrouver de la confiance et permettre aux gens d’entreprendre. Je le vois aussi dans la transmission des PME: beaucoup de patrons arrivent à la retraite et ne savent pas comment transmettre leur entreprise. L’Etat devrait davantage faire le lien entre les entreprises, les banques et les personnes capables de les reprendre.

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J’ai une certaine expérience et, s’il faut aider à tirer une liste, je peux le faire. Mais Horizon Genève ne doit pas devenir «le parti de Barthassat.
Luc Barthassat, ancien conseiller national et conseiller d’Etat PDC
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Horizon Genève veut participer aux élections fédérales de 2027. Vous voulez simplement vous faire connaître ou réellement décrocher un siège?
Si on y va, il faut y aller pour gagner. Un nouveau mouvement a évidemment besoin de se faire connaître. Mais si vous demandez à des militants de s’engager et de faire campagne, il faut leur donner un véritable objectif. Il faudra choisir quatre ou cinq axes forts sur lesquels nous pensons pouvoir faire bouger les choses et les défendre.

Et Luc Barthassat sera-t-il lui-même candidat au Conseil national en 2027?
Je ne sais pas encore si je serai sur la liste, ni qui y figurera. Cela fait deux ou trois ans que je voyage beaucoup et je me vois mal tout arrêter. Mais en même temps, pourquoi pas? J’ai une certaine expérience et, s’il faut aider à tirer une liste, je peux le faire. Mais Horizon Genève ne doit pas devenir «le parti de Barthassat».

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