Pourquoi le drag a toute sa place au Montreux Jazz
2:23
En héritage de Freddie Mercury:Pourquoi le drag a toute sa place au Montreux Jazz

Héritage de Freddie Mercury et David Bowie?
A la fois festif et militant, le drag a pris la scène au Montreux Jazz

Invitées à Montreux pour la soirée «Royale Cattin & Friends», les drag queens suisses Royale Cattin et Moon revendiquent l'héritage d'icônes comme Bowie et Mercury. Entre fête et militantisme, elles s'emparent de la scène pour toucher tous les publics.
1/4
Samedi 11 juillet au Montreux Jazz, les performances drag se sont enchaînées toute la soirée, sous la baguette de Royale Cattin.
Photo: Thea Moser
Blick_Leo_Michoud.png
Léo MichoudJournaliste Blick

Paillettes, énergie festive et revendications politiques: la soirée drag du Montreux Jazz – samedi dernier sur la scène gratuite Spotlight – a trouvé son public. «Mesdames et messieurs, et tout ce qu’il y a au milieu, quand des artistes cherchent une scène, Montreux répond présent», lance à la foule Royale Cattin, maîtresse de cérémonie du soir. 

Pour la seconde année consécutive, l’alter ego drag queen du comédien jurassien Davide Brancato a présenté une série de performances hautes en couleurs et en émotions. Effeuillage burlesque, danse lascive et surtout lip syncs endiablés – lorsque les drags chantent en playback – se sont emparés de la scène. 

Des stars du Montreux Jazz à celles du Drag

Des DJs en tous genres ont aussi animé la soirée, qui avait débuté par un loto presque traditionnel, remis à la mode par le monde du drag. Puis, se sont succédé sur scène des stars du drag francophone, comme la genevoise Moon et la Parisienne Soa de Muse – toutes deux passées par l’émission Drag Race, ainsi que des drags romands. 

Du haut de ses talons aiguilles, derrière son corset serré laissant apparaître des poils de torse et sous sa perruque rousse flamboyante, Royale Cattin a tenu à célébrer le côté queer du Montreux Jazz. Pour cette 60e édition anniversaire, les références à David Bowie et à Freddy Mercury, icônes aussi bien de la musique que de la communauté LGBTQIA+, n’ont pas manqué.

Un art de la revendication

«Pour moi, ils sont aussi des drag queens et des drag kings, explique Royale Cattin. Ce sont des artistes qui portent un message. On ne peut pas faire de Drag sans avoir rien à revendiquer.» Pour «toucher un autre public», elle estime nécessaire de ramener ce genre d’évènements dans des grands festivals.

Contenu tiers
Souhaitez-vous voir ces contributions externes (par exemple Instagram, X et d'autres plateformes) ? Si vous acceptez, des cookies peuvent être installés et des données peuvent être transmises à des fournisseurs externes. Cela permet l'affichage de contenus externes et de publicités personnalisées. Votre décision s'applique à l'ensemble de l'application et peut être révoquée à tout moment dans les paramètres.

Interrogée par Blick, la drag queen mystique Moon s’amuse de revenir au festival où elle a rencontré son conjoint, cette fois dans un rôle d’artiste. «Je vais à Montreux depuis toute petite, surtout dans les scènes gratuites, parce que ça peut être un peu cher. Pouvoir être sur scène à Montreux, c’est génial.» 

C’est sûr, ce samedi à Montreux Jazz, beaucoup de spectateurs ont découvert le drag sur scène pour la première fois. Peu d’entre eux sont restés indifférents devant les performances proposées. «L’art du drag est plus visible que par le passé, mais ne sera jamais mainstream. Il sera toujours fait pour les marginaux», conclut Moon.

Articles les plus lus