Un indice qui a tout changé
Condamnation à 12 ans de prison pour meurtre dans l'affaire de «la plume»

La justice genevoise confirme la thèse du meurtre dans l’affaire de «la plume» et condamne le prévenu. Les juges écartent l’hypothèse d’un accident sexuel et retiennent une violente agression ayant causé la mort.
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Le décès remonte à février 2016. La mort de la femme n'était d'abord pas considérée comme suspecte.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

La justice genevoise a tranché dans l'affaire dite de «la plume». Elle n'a pas retenu la version de la défense plaidant pour un homicide par négligence dans le cadre d'un jeu sexuel ayant dérapé et condamné le prévenu à 12 ans de prison pour le meurtre de sa femme.

Il existe un «faisceau d'indices forts et convergents qui appuient la première thèse de l'accusation, selon laquelle le décès n'est pas survenu au cours d'une pratique sexuelle consentie, mais qu'il est le résultat d'une violente agression», a estimé la Chambre pénale d'appel et de révision dans sa décision du 17 mars rendue publique lundi par le quotidien le Temps et que Keystone-ATS a pu consulter.

Le décès remonte à février 2016. La mort de la femme n'était d'abord pas considérée comme suspecte. C'est la découverte d'une plume de 4,5 centimètres dans une bronche de la défunte qui a changé la donne. Depuis, l'affaire a été présentée comme l'affaire dite de la plume. Le prévenu, un septuagénaire soleurois, avait d'abord été condamné pour meurtre, puis pour homicide par négligence.

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