A Genève, les personnes incapables de payer leurs amendes ne seront plus emprisonnées à Champ-Dollon. Une majorité du Grand Conseil a voté jeudi une solution cantonale aux peines privatives de liberté de substitution jugées coûteuses.
Le projet de loi sur l'affectation de la prison de Champ-Dollon est revenu à l'ordre du jour après le refus du troisième débat par la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, en charge du Département des institutions et du numérique, lors de la dernière session parlementaire, le temps de déposer un amendement. Celui-ci modifie la loi sur la planification pénitentiaire avec un article sur les affectations et types de détentation par établissement.
«De la poudre aux yeux», a critiqué la Verte Sophie Bobillier, rappelant qu'il faut désengorger Champ-Dollon. Pour le socialiste Sylvain Thévoz, «c'est un non-sens judiciaire et humain mais aussi coûteux économiquement» d'emprisonner des personnes en difficulté financière. Un avis partagé par Le Centre, le MCG et Libertés et justice sociale.