«La justice tranchera»
Genève interdit indirectement le port du burkini dans les piscines

Le Grand Conseil genevois a adopté une loi qui ne cite pas le burkini, mais limite les tenues de bain aux modèles au-dessus des genoux et bras nus. Le Conseil d’Etat dénonce une atteinte à la liberté individuelle et prévient que la justice pourrait trancher.
Genève légifère sur les piscines et bains publics pour interdire le port du burkini. Adoptée par le Grand Conseil, la nouvelle loi ne nomme toutefois pas directement cette tenue (illustration).
Photo: ROB VOSS
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ATS Agence télégraphique suisse

Genève légifère sur les piscines et bains publics pour interdire le port du burkini. Adoptée jeudi soir par la majorité de droite du Grand Conseil, la nouvelle loi ne nomme toutefois pas directement cette tenue. La nouvelle loi prévoit que «les seules tenues autorisées dans les bassins sont les maillots de bain une ou deux pièces dont la longueur maximale arrive au-dessus des genoux et laissant les bras nus.» Elle exclut de facto les burkinis, comme le voulait un projet de loi UDC visant à pénaliser cette tenue, mais l'absence d'une telle disposition au niveau fédéral aurait été facilement annulée par la justice.

A la faveur d'un amendement du Centre, le texte initial a été transformé en un nouveau projet de loi sur les piscines et bains publics. En vain, la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, en charge du Département des institutions et du numérique, a mis en garde les députés contre une loi qui viole la liberté individuelle et l'autonomie communale. «La justice tranchera», a-t-elle déclaré.

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