Jean-Robert Terrier paie encore ses prises de position contre la conseillère d'Etat Valérie Dittli. Les pressions à la démission exercées contre le président des Jeunes du Centre Vaud se concrétisent. Mais ce 4 juin, ce n'est pas le parti cantonal, – qui doit encore l'entendre la semaine prochaine dans le cadre d'une procédure d'exclusion –, qui a pris une décision. C'est le comité de sa propre section, celle des Jeunes du Centre Vaud, qui lui a demandé de remettre son mandat de président, suite à une séance extraordinaire qui s'est tenue le 4 juin.
Manque de concertation préalable
Dans son communiqué, le comité précise qu'il ne remet pas en question la liberté d'expression de Jean-Robert Terrier, mais ses «récentes prises de position publiques et de leurs conséquences sur le fonctionnement de la section». Il lui reproche l'absence de concertation en amont avec la section.
«Le comité a notamment exprimé son regret de ne pas avoir été davantage associé en amont à certaines prises de position publiques susceptibles d'engager l'image des Jeunes du Centre Vaud, souligne le communiqué. Plusieurs membres ont estimé qu'une concertation préalable aurait permis un échange constructif et, le cas échéant, l'élaboration d'une position commune.» Prenant les devants, le comité indique avoir nommé, par anticipation de la démission requise, et «afin d'assurer la continuité des activités de la section», un président par intérim, Ali Yusuf, jusque-là vice-président des Jeunes.
Le matin de la décision, un article de Blick évoquait les nombreux soutiens qu'avait recueillis Jean-Robert Terrier, de la part notamment de Gabriel Mühlebach, membre du Centre Vaud, mais aussi de Gabriel Haddad, président des Jeunes du Centre Genève, ainsi que de jeunes PLR et socialistes. Ces derniers se sont dits choqués par les pressions subies par Jean-Robert Terrier, y compris jusqu'au niveau fédéral, depuis qu'il s'est exprimé de manière critique sur le maintien de la confiance du parti du Centre Vaud en Valérie Dittli.