Le CERN s'en va à la rencontre des populations concernées par son projet de Futur collisionneur circulaire (FCC), un accélérateur de particules géant de 91 kilomètres de circonférence, qui doit être construit à cheval entre la France et la Suisse. Quatre mois d'échanges et de dialogue sont programmés.
Le lundi 18 mai marquera le lancement officiel de la concertation publique côté suisse, indique le CERN mercredi dans un communiqué. La première réunion aura lieu à Uni Mail, de 18h30 à 20h30. Les enjeux du projet seront présentés ainsi que les modalités de participation au processus. Côté français, la réunion de lancement du débat public se tiendra le 4 juin, au ArchParc d'Archamps, en Haute-Savoie.
Successeur du LHC
Le FCC doit prendre le relais du Grand collisionneur de hadrons (LHC), l'actuel super accélérateur de particules du CERN. L'Organisation européenne pour la recherche nucléaire prévoit d'arrêter sa super machine qui lui a permis de faire d'importantes avancées en 2041.
Le Conseil du CERN, l'autorité décisionnelle de l'organisation, est favorable à la construction d'un nouvel accélérateur. Le centre de recherche, dont une grande partie des installations sont à Meyrin (GE), ambitionne de rester un leader mondial en physique des particules en se dotant du FCC.
Le nouvel accélérateur, tel qu'il est présenté par le CERN, serait constitué d'un anneau souterrain de 91 kilomètres de circonférence. En comparaison, l'actuel LHC, l'accélérateur de particules circulaire du CERN situé sous la frontière franco-suisse France a une longueur de 27 kilomètres.
Ce projet pharaonique n'a pas que des partisans. Les opposants, avec à leur tête l'association Noé21, dénoncent l'immense impact environnemental et énergétique que cette construction impliquerait, avec l'extraction d'une énorme quantité de gravats, qui devra ensuite être déplacée et entreposée.
Ils trouvent aussi que le projet tombe à un moment inopportun. Ils soulignent qu'en pleine urgence climatique, alors que le maître mot devrait être la sobriété, le nouvel accélérateur consommerait autant de courant qu'une ville de 700'000 habitants, soit plus que la population du canton de Genève.