Le déluge n'a pas suffi
Malgré les pluies torrentielles, la sécheresse s'accroche à la Suisse

La pluie a fait son grand retour en Suisse, mettant un terme à une longue période de sécheresse. Certaines régions ont été plus touchées par les précipitations. Blick tire un premier bilan.
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Cette semaine, la pluie a fait son retour en Suisse.
Photo: KEYSTONE

En bref

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  • Des pluies ont arrosé la Suisse jeudi et vendredi, faisant chuter les températures. Les précipitations les plus marquées ont été enregistrées au Tessin, dans les Grisons, en Suisse centrale, ainsi qu'entre le lac de Neuchâtel et Soleure. Le Valais, notamment la vallée de Zermatt, reste la région la moins arrosée.
  • La station de Toricella (TI) a enregistré 181 mm de pluie en 48 heures, un record national pour cette période. D'autres stations ont relevé des niveaux élevés, comme Soglio (124,5 mm) et Siebnen (102,7 mm).
  • Malgré ces pluies, les niveaux des lacs et nappes phréatiques restent bas. Par exemple, le lac de Constance est encore 80 cm en dessous de la moyenne climatologique 1991-2020, tandis que seul le lac des Quatre-Cantons a retrouvé un niveau normal.
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Alexander Terwey

Le rafraîchissement tant attendu est enfin arrivé. Des averses ont fait chuter les températures en Suisse. Dans certaines régions, il a particulièrement plu jeudi et vendredi.

«Au cours des dernières 48 heures, les précipitations les plus importantes ont été enregistrées dans le sud du Tessin et des Grisons, ainsi que Suisse centrale, entre le massif de l'Alpstein et le lac de Constance», explique Michael Eichmann, météorologue chez Meteo News, à la demande de Blick. «Un autre pic a été enregistré entre le lac de Neuchâtel et Soleure.»

Des différences frappantes

L'analyse des chiffres révèle d’énormes disparités régionales. La station de Toricella (TI), par exemple, a enregistré 181 millimètres de pluie au cours des dernières 48 heures, selon Michael Eichmann. Un niveau atteint nulle part ailleurs.

La station de Soglio (GR) a tout de même enregistré 124,5 millimètres de précipitations, tandis que les stations de Grono (TI) et de Lugano (TI) ont mesuré respectivement 110,6 et 105,1 millimètres. En Suisse centrale, c’est Siebnen (SZ) qui arrive en tête avec 102,7 millimètres de précipitations au cours des dernières 48 heures.

«C’est dans le Valais que les précipitations ont été les plus faibles, en particulier dans la vallée de Zermatt, avec seulement 8,2 millimètres à Mattsand et 8,9 millimètres à Grächen», a ajouté le météorologue.

Les niveaux des cours d'eau redescendent

Mais qu’ont réellement apporté ces pluies? Les rivières et les lacs ont-ils enfin un peu de répit? Pas vraiment. Ou plutôt, il est encore trop tôt pour lever l’alerte. «Dans un premier temps, les niveaux des rivières ont réagi: ils ont en fait augmenté partout, explique Michael Eichmann. Mais dans de nombreux endroits, ils redescendent déjà.» La situation est tout de même meilleure qu’avant les précipitations.

Un grand lac à son niveau normal

Qu'en est-il de nos lacs? «La situation s'améliore légèrement du côté des grands lacs, répond le météorologue. Mais leur niveau global reste très bas, les précipitations n'ont pas encore apporté de grand soulagement.»

Selon Michael Eichmann, le niveau du lac de Constance n’a augmenté que d’environ 10 centimètres. «Par rapport à la moyenne climatologique (1991-2020), il manque plus de 80 centimètres.» Pour le lac de Zurich, la hausse est similaire – et il manque encore 45 centimètres pour revenir à la norme. Il y a en revanche de quoi se réjouir pour le lac des Quatre-Cantons. «Celui-ci se situe actuellement à un niveau normal», précise le météorologue.

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Ces précipitations sont encore loin d’être suffisantes pour apporter un soulagement durable à la sécheresse
Michael Eichmann, expert de Météo News
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Le déficit est trop important

Les pluies de ces derniers jours ont été considérables. Mais il en faut davantage. «Ces précipitations sont encore loin d’être suffisantes pour apporter un soulagement durable à la sécheresse», explique Michael Eichmann. Le déficit est tout simplement trop important pour cela. «Les niveaux des cours d’eau peuvent certes réagir rapidement, mais ce sont les niveaux des lacs ou la nappe phréatique qui sont déterminants.»

Un coup d'œil aux données hydrologiques de la Confédération montre que les niveaux des nappes phréatiques restent encore bas en de nombreux endroits et ont tendance à baisser. La prochaine averse est donc la bienvenue.

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