L’ambassade de Suisse à Londres fait partie des représentations les plus importantes de la Confédération à l’étranger, souligne le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Et la Suisse est prête à investir! Le bâtiment construit en 1971 doit être entièrement rénové pour un coût de 96 millions de francs. Le Conseil fédéral a donné son feu vert mercredi dans le cadre du message sur l’immobilier 2026.
L’ambassade se situe en plein cœur de Londres, dans le quartier de Marylebone. Fait rare dans la capitale britannique: le terrain comme le bâtiment appartiennent à la Confédération, relève encore le DFAE.
Les sites seront centralisés
Partiellement classé monument historique, le bâtiment abrite aujourd’hui la chancellerie, la résidence, un logement de fonction, quatre petits appartements et des espaces de représentation. Après plus de 50 ans d’exploitation, l’enveloppe du bâtiment, les installations techniques et les aménagements intérieurs arrivent en fin de vie et nécessitent une rénovation complète.
Les travaux doivent aussi permettre de réorganiser les espaces. Deux appartements de service appartenant à la Suisse à Londres ainsi que les bureaux de Suisse Tourisme, actuellement loués ailleurs, pourront être intégrés dans le bâtiment de l’ambassade. L’objectif est aussi d’améliorer les conditions de travail.
Plusieurs options ont été étudiées, comme la vente du site actuel, la location d’une nouvelle ambassade ou l’achat d’un autre bâtiment. Le DFAE estime toutefois que le projet retenu reste la solution la plus économique et durable sur le long terme.
Un projet tombé à l'eau
La rénovation doit permettre à l’ambassade d’assurer ses missions depuis un seul site centralisé. Les deux appartements de service séparés pourront ensuite être vendus et les surfaces louées par Suisse Tourisme abandonnées, ce qui réduira les coûts d’exploitation. Si le calendrier est respecté, l’ambassade rénovée devrait entrer en service en 2031.
Le précédent du projet d’ambassade à Pékin rappelle toutefois que ce type de dossier peut se compliquer. La Confédération voulait y construire un bâtiment particulièrement prestigieux, au point que le Contrôle fédéral des finances était intervenu après une explosion des coûts, passés de 25 à 48 millions de francs. Finalement, les autorités chinoises avaient refusé le permis de construire, forçant la Suisse à abandonner le projet.