Ils aiment être malmenés
L'un des plus grands sites pornographiques livre ses statistiques sur les hommes suisses

Qui l'eût cru? De nouvelles statistiques révèlent que, côté pornographie, les Suisses ont des goûts très particuliers. Apparemment, ce sont les seuls Européens à beaucoup apprécier les coups dans l'entrejambe.
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La domination est un thème majeur de la consommation de pornographie en Suisse.
Photo: Shutterstock
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Sandra Casalini

Il y a quelque temps, Pornhub dévoilait les plus grands fantasmes de ses utilisateurs et nous révélait qu'en Suisse, la recherche la plus populaire sur la plateforme était «anal», alors que ce terme ne figure même pas dans le top 5 dans la plupart des autres pays.

Aujourd’hui, Clips4Sale, l'une des plus grandes plateformes de contenu pour adultes au monde, abonde dans ce sens en révélant elle aussi que les hommes suisses se distinguent par des préférences très particulières. Le portail a analysé son trafic sur plus de 1100 catégories fétichistes et a conclu que les Suisses apprécient les rapports sexuels intenses. 

Une préférence douloureuse

La plupart des quelque 295'000 Suisses inscrits chaque année sur Clips4Sale recherchent le terme «bondage». Jusque-là, rien de spectaculaire. C'est ensuite que les choses deviennent intéressantes: le deuxième terme le plus recherché est «Giantess». Le fétichisme associé, la macrophilie, désigne un fantasme dans lequel les hommes se soumettent à des femmes gigatesques, parfois même plus grandes que nature (ou, théoriquement, l'inverse, mais c'est beaucoup plus rare) – et qui est actuellement très en vogue en Europe.

Ce n'est pas le cas de la troisième pratique la plus populaire chez les hommes suisses. Celle-ci figure seulement dans le top 3 en Suisse: le «ballbusting» désigne une pratique sexuelle où les hommes trouvent excitant de recevoir des coups de pied ou des coups dans les testicules. 

Les fantasmes ne sont pas des désirs réels

La psychologue Ramona Zenger, du site «intim&laut», constate en parallèle à ces résultats des pratiques sexuelles plus brutales dans la chambre à coucher. «Les jeunes étant exposés à une pornographie parfois très extrême de plus en plus tôt, leur conception de la normalité évolue. Ceux qui recherchent une expérience hors du commun se tournent donc vers des pratiques toujours plus extrêmes. »

Il faut toutefois garder à l'esprit que les fantasmes n’ont souvent pas grand-chose à voir avec la réalité. Ainsi, une personne qui prend plaisir à regarder un homme se faire malmener les parties intimes ne ressent pas forcément ce désir dans la vraie vie. Le mélange d’idées extrêmes et surréalistes culmine alors dans des recherches comme «Giantess» et le désir de se faire dominer par une géante. 

Quels sont les autres fétichismes des Suisses? Le classement de Clips4Sale se poursuit comme suit: «Ballons», «Chatouilles», «Domination féminine», «Fétichisme des pieds», «Face sitting», «Objets gonflables», «Cuckolding». 

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