Pour le G7
Guy Parmelin: «Nous serons prêts le moment venu»

Guy Parmelin aura la mission d'accueillir les chefs d'Etat et de gouvernement venus pour le G7. Il affirme être prêt malgré plusieurs incertitudes.
Guy Parmelin est revenu sur le G7.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Le président de la Confédération Guy Parmelin accueillera dans un peu plus de deux semaines à Genève les chefs d'Etat et de gouvernement du sommet du G7 à Evian (F). Sécurité, manifestation, protocole, «nous serons prêts le moment venu», a-t-il dit vendredi.

«Il y a toujours des imprévus de dernière minute», a-t-il admis lors d'une rencontre au Club suisse de la presse à Genève. Et d'ajouter qu'il pourrait écrire un livre sur ceux qui avaient eu lieu lors du sommet en 2021 entre les présidents américain d'alors Joe Biden et russe Vladimir Poutine. M. Parmelin ne sait pas encore combien de temps il pourra passer avec les dirigeants du G7 à Genève. Ni ce qu'il fera lui-même à Evian. «Vous verrez», a-t-il glissé.

Les discussions se poursuivent sur une indemnisation française. «Cela va coûter cher», fait remarquer le président, sans vouloir articuler de chiffre. Il est persuadé que des solutions seront trouvées avec la France.

Vendredi, il a rencontré la commandante de la police genevoise Monica Bonfanti. «L'objectif est que tout se passe bien», y compris pour la manifestation du 14 juin à Genève si elle a lieu, insiste le président. Aussi bien la France que la Suisse ont intérêt à ce que tout colle.

«Problèmes» avec certains médias

A Genève, M. Parmelin accueillera sur le tarmac son homologue américain Donald Trump. Les deux hommes se sont déjà vus cette année. L'incertitude reste grande sur les droits de douane américains. «Plus rien n'est sûr» avec Washington, estime M. Parmelin.

Les Etats-Unis devront trouver une base légale pour maintenir des tarifs au-delà du 23 juillet, à l'expiration de droits de douane provisoires de 10% pour 150 jours. Pour contourner l'arrêt de la Cour suprême rendant illégaux les droits de douane additionnels, ils accusent 16 pays, dont la Suisse, de favoriser une surcapacité pour doper leurs exportations. Avec une soixantaine d'Etats, celle-ci se voit aussi reprocher du travail forcé.

Dans les deux cas, «nous avons vigoureusement contesté ces allégations, explique M. Parmelin, mettant au défi les autorités américaines de les prouver. Mais il pense que les Etats-Unis eux aussi souhaitent «stabiliser» cette question, tout dépendra à quel rythme.

Dans ce cadre, il a confié avoir des «problèmes» avec les «détournements» de la loi sur la transparence par certains médias qui ne ciblent pas leurs recherches. Ceux-ci ont demandé à obtenir toutes les communications avec le groupe de chef d'entreprise qui s'était rendu à la Maison Blanche avant que les Etats-Unis acceptent de revoir les droits de douane à l'égard de la Suisse de 39 à 15%.

Demande relayée pour la Genève internationale

«Une fois que le dossier est terminé», ces indications pourront être relayées, dit M. Parmelin. Mais avant, alors que les négociations se poursuivent, elles pourraient affecter les intérêts suisses, affirme le président. Et d'ajouter que ceux qui ne sont pas satisfaits peuvent saisir la justice.

M. Parmelin a également appelé toute la Suisse à «se battre» pour la Genève internationale qui a subi les coupes américaines et d'autres pays. «Si la Genève internationale était la Zurich internationale, ce serait peut-être un peu différent», lance-t-il. Il faut toujours «expliquer et réexpliquer avec des exemples concrets» l'importance de cette ville pour des négociations mondiales, y compris aux parlementaires fédéraux, selon lui.

Il est convaincu que Genève continuera à constituer une plateforme mondiale dans les prochaines années. Et d'estimer que les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran, actuellement facilités par le Pakistan, pourraient à terme revenir à Genève.

De même, la Suisse a dû se battre pour obtenir l'organisation du sommet mondial sur l'intelligence artificielle (IA), prévu en 2027, également à Genève. Elle va mettre davantage l'accent que les précédents pays hôtes sur l'importance d'une utilisation pour l'intérêt général, ajoute aussi le président.

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