Décès suspects à l'hôpital de Zurich
La droite veut une enquête parlementaire, la gauche exige plus de contrôle

Des élus zurichois réclament des mesures après un rapport accablant sur des décès suspects à l’hôpital universitaire de Zurich. Des défaillances systémiques sont pointées par l'ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer.
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Les Vert-e-s réclament plus de transparence, un plafonnement des salaires, l’interdiction des revenus supplémentaires pour les médecins et des contrôles plus efficaces.
Photo: AFP
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ATS Agence télégraphique suisse

Des élus zurichois veulent de nouvelles mesures suite au dernier rapport, qui épingle les responsables de l'époque, sur des décès suspects survenus au service de chirurgie cardiaque de l'hôpital universitaire de Zurich (USZ) entre 2016 et 2020. La droite veut une commission d'enquête parlementaire tandis que la gauche demande une surveillance accrue.

Les porte-paroles du PLR, des Vert-e-s et de la gauche alternative (AL) ont exigé lundi devant le parlement cantonal des mesures politiques. Mardi dernier, une enquête indépendante mandatée par l'USZ pour élucider des décès suspects survenus durant le mandat du chef de clinique d'alors Francesco Maisano a conclu à une gestion défaillante et 75 interventions chirurgicales problématiques.

Le porte-parole du groupe parlementaire PLR a exigé que le parlement zurichois exerce son rôle de surveillance. Il demande si nécessaire de mettre en place une commission d’enquête parlementaire (CEP), tout en soulignant que le ministre de la santé était à l'époque le PLR Thomas Heiniger.

Défaillances systémiques pointées

Les Vert-e-s ne soutiennent pas une CEP mais veulent plus que «de simples excuses» aux proches des défunts. Critiquant des structures qui «incitent à des comportements répréhensibles», ils réclament plus de transparence, un plafonnement des salaires, l’interdiction des revenus supplémentaires pour les médecins et des contrôles plus efficaces.

Dans son intervention, l'AL demande quant à elle que la Direction de la santé siège au sein du conseil d’administration de l’USZ. De cette manière, la politique devra «assumer ses responsabilités».

L'enquête dirigée par l'ancien juge fédéral Niklaus Oberholzer a pointé des défaillances systémiques, liées en grande partie à la nomination précipitée du chirurgien Francesco Maisano. Pour certains décès, le parquet zurichois devra évaluer les responsabilités pénales, en lien notamment avec des conflits d'intérêts économiques.

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