Un curateur zurichois a puisé près de 400'000 francs dans la fortune de la femme sous curatelle dont il s'occupait pour s'acheter une maison en République dominicaine. Il a été condamné à une peine de prison ferme de 44 mois.
Le curateur indélicat a fait signer à la femme sous curatelle en avril 2017 un contrat dans lequel cette dernière s'engageait à prêter un montant de 400'000 francs. Le bénéficiaire de ce prêt n'était autre que le curateur.
L'Autorité de protection de l'enfance et de l'adulte (APEA), qui doit en principe donner son accord à de telles transactions, n'a jamais été avertie de l'existence du contrat. Sur la base de ce contrat de prêt, le curateur a siphonné les comptes de la femme sous curatelle. Entre mars et décembre 2017, il a ponctionné pas moins de 366'000 francs.
La Tribunal fédéral confirme sa peine
Le curateur n'a jamais remboursé le prêt. Avec cet argent, il a au contraire mené la grande vie. Voiture, bateau etc... Il a même acheté une propriété en République dominicaine, d'où est originaire sa femme.
Les juges cantonaux l'ont condamné en 2023 pour abus de confiance aggravé et blanchiment d'argent. Il a également été condamné pour escroquerie et faux dans les titres dans le cadre d'autres affaires: il avait notamment falsifié des extraits de registre de poursuites pour pouvoir louer un appartement.
Il a écopé d'une peine ferme de 44 mois de prison. Le Tribunal fédéral a confirmé sur toute la ligne le verdict des juges zurichois.