La sécurité des passagers et du personnel doit être renforcée dans les trains. Le Conseil des Etats a tacitement transmis jeudi une motion en ce sens du National, qui s'inquiète de l'augmentation des agressions à bord des trains.
Ces agressions «sont devenues un phénomène quotidien alarmant», écrit Piero Marchesi (UDC/TI) à l'origine de la motion, soutenu par une quinzaine d'élus de droite. Citant des chiffres des CFF, il estime le nombre d'agressions contre le personnel à environ dix par jour, soit 3600 cas par an, à l'échelle nationale.
Il ne s'agit pas seulement d'insultes ou de menaces verbales, poursuit Piero Marchesi, mentionnant des accès de violence brutale avec coups de poing, morsures et coups à la tête. Selon lui, les mesures internes des CFF sont nécessaires, «mais clairement insuffisantes».
Le motionnaire trouve que la sécurité à bord des trains ne peut pas dépendre uniquement de l'initiative des entreprises ou du courage des passagers. «Il incombe à l'Etat de garantir la protection des personnes qui travaillent et qui voyagent.»
Préparer un plan national
Le Conseil des Etats a tacitement adopté deux des cinq points de la motion. Avec l'accord du Conseil fédéral. Celui-ci préparera un plan national visant à renforcer la sécurité dans les trains, en collaboration avec les CFF, les autres entreprises de transports et les cantons. Les modifications de loi nécessaires seront également présentées.
Les autres points de la motion ont été abandonnés. La Chambre et le gouvernement s'opposaient à des patrouilles systématiques de la police des transports sur certains tronçons et à certaines heures.
Ils ne voulaient pas non plus s'immiscer dans la formation et le soutien du personnel ferroviaire, car cela relève de la compétence et de la responsabilité des entreprises de transports. Par ailleurs, celles-ci sont déjà autorisées à équiper leur personnel de spray au poivre disponible dans le commerce.