Le lancement de la «Royal Pop», fruit de la collaboration entre Swatch et Audemars Piguet, a viré au chaos: des gens ont campé toute la nuit devant des boutiques aux quatre coins du monde pour espérer bien se placer dans la file, des boutiques ont temporairement dû fermer compte tenu de la grosse affluence, des bagarres ont même éclaté. Les images d'interventions de la police ont inondé les réseaux sociaux.
Les réactions n'ont pas tardé. Ceux repartis bredouilles sont remontés, plusieurs dénoncent le comportement des tapageurs, et les sceptiques critiquent la marque suisse de profiter de l'engouement. Swatch avait timidement réagi samedi soir, appelant «ses fans» à la retenue.
Nick Hayek se réjouit
Face à toute cette pagaille, Nick Hayek tempère. Au micro du 19h30 lundi, le patron du groupe biennois condamne les scènes de violences qui ont éclaté «dans une vingtaine» de commerces. Il pointe du doigt le manque d'organisation de certaines boutiques, qui ont été prises au dépourvu.
Mais il y voit une bonne nouvelle pour l'industrie horlogère suisse: «Ils veulent tous l'avoir et ça c'est positif pour nous, pour toute l'industrie horlogère suisse, alors soyons heureux!» Il se réjouit que des gens «se bousculent» pour un produit suisse. Fait rare, selon lui.
Swatch, connue pour ses éditions limitées et opérations marketing coup de poing, a déjà fait plusieurs collaborations de la sorte avec Omega et Blancpain. La MoonSwatch, dont le dernier modèle ne se vend que lorsqu'il neige quelque part en Suisse, était la première collaboration de la sorte à avoir créé l'engouement à sa sortie.