Appel à témoin
La police bernoise dévoile les visages de 31 manifestants pro-Palestine

La police bernoise publie les photos non floutées de 31 suspects liés à une manifestation pro-Gaza non autorisée. Faute d’identification, cette mesure intervient après des affrontements controversés.
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Les 31 personnes sont soupçonnées d'avoir commis des infractions lors de la manifestation non autorisée en faveur de Gaza le 11 octobre 2025 à Berne.
Photo: keystone-sda.ch

La police cantonale bernoise a publié lundi les photos non pixellisées de 31 personnes soupçonnées d'avoir commis des infractions lors de la manifestation non autorisée en faveur de Gaza le 11 octobre 2025 à Berne. Le Ministère public Berne-Mittelland avait annoncé il y a deux semaines lors d'un avis de recherche qu'elle publierait les images si les suspects n'étaient pas identifiés.

Les photos non floutées de ces 31 personnes sont désormais publiées sur le site Internet de la police cantonale bernoise. Malgré des recherches intensives, les prévenus n'ont pas encore pu être identifiés ou ne se sont pas manifestés auprès de la police.

31 personnes n'ont pas encore été identifiées

L’appel à témoins public lancé le 16 mars a permis d’identifier une personne. Toutefois, l’identité de 31 autres personnes n’a pas encore pu être établie, a annoncé le Ministère public compétent qui a dès lors ordonné la publication des images non pixellisées qui seront visibles jusqu’à nouvel ordre.

A la suite des incidents du 11 octobre, une équipe d’enquêteurs a oeuvré durant plusieurs mois, analysant de nombreuses photos et vidéos provenant de sources publiques ou transmises à la police dans le cadre d’un appel à témoins. Des images enregistrées par la police elle-même ont également fait l’objet d’analyses.

La manifestation, qui avait rassemblé environ 8000 personnes sur la Place fédérale, n'avait pas été autorisée. Les affrontements avaient fait 18 blessés au sein de la police qui avait eu recours au gaz lacrymogène, aux balles en caoutchouc et aux canons à eau. Des organisations à l'instar d'Amnesty International avaient jugé disproportionné l'usage de la force par la police.

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