Un gain ou risque de dérives?
Les expatriés suisses doivent-ils avoir droit à la LAMal?

Une proposition parlementaire vise à permettre aux expatriés suisses de conserver leur assurance maladie obligatoire, révèle la RTS. Si Le Centre y voit un gain financier pour le pays, la droite dénonce un risque de dérive des coûts et un contrôle impossible.
La conseillère aux Etats centriste Elisabeth Schneider-Schneiter demande au Conseil fédéral d'étudier un changement de système.
Photo: KEYSTONE
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Luisa GambaroJournaliste RP

Lorsqu'ils s'installent à l'étranger, les Suisses n'ont pas toujours accès au système de santé public local et doivent se tourner vers des assurances privées dont les primes s'envolent avec l'âge ou la maladie. Pour pallier ce problème, la conseillère aux Etats centriste Elisabeth Schneider-Schneiter demande au Conseil fédéral d'étudier un changement de système, relaie la RTS le lundi 6 juillet.

L'élue bâloise estime que la Suisse ferait des économies en finançant des soins moins onéreux à l'étranger pour des retraités qui ne pèseraient plus sur le système de santé national. Cette mesure permettrait aussi d'éviter que des expatriés malades ne reviennent temporairement en Suisse uniquement pour se faire soigner.

Opposition ferme de la droite

De leur côté, l'UDC et le PLR rappellent que l'expatriation relève d'un choix personnel dont il faut assumer les risques. Le conseiller national UDC Michaël Buffat craint que cette réforme n'attire que les profils de santé les plus coûteux, ce qui ferait grimper les primes globales.

L'élu vaudois souligne également l'impossibilité de vérifier la facturation des soins aux quatre coins du monde, rappelant que la LAMal est liée au territoire suisse et non à la nationalité de ses assurés. 

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