«Trouver une solution»
Le Groenland veut trouver un terrain d’entente avec les USA

Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen appelle à une solution avec les Etats-Unis, affirmant que le Groenland reste ouvert aux investissements américains malgré des tensions politiques, a-t-il déclaré mardi à Nuuk.
Le Premier ministre groenlandais appelle au dialogue avec les Etats-Unis.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Les dirigeants du Groenland sont «obligés de trouver une solution» avec les Etats-Unis au sein du groupe de travail mis en place en début d'année, a affirmé mardi le Premier ministre groenlandais. Selon lui, le territoire autonome danois est ouvert aux investissements américains.

Si la volonté d'un «maître» de «s'assurer le contrôle du Groenland (...) est totalement irrespectueuse (...) nous sommes obligés de trouver une solution», a dit Jens-Frederik Nielsen lors d'une conférence de presse en marge du forum économique «Future Greenland», auquel assiste l'émissaire de Donald Trump pour le Groenland, Jeff Landry.

Le représentant des USA était présent à l'ouverture du forum, mais a rapidement quitté les lieux sans interagir avec les participants, a constaté un journaliste l'AFP présent. Jeff Landry a rencontré lundi Jens-Frederik Nielsen et le chef de la diplomatie de l'île arctique, Mute Egede, une occasion pour les Groenlandais de rappeler qu'ils n'étaient pas à vendre mais restaient ouverts à la collaboration.

Investissements US bienvenus

«Les regards sont plus sceptiques, a constaté Jens-Frederik Nielsen. Mais de manière générale, d'un point de vue commercial, nous n'avons absolument pas eu l'intention d'exclure les investissements américains». L'important pour eux est de maintenir la discussion au sein du groupe de travail.

«Là-bas (ndlr: aux Etats-Unis), il existe des perceptions très différentes de ce qu'est ce groupe de travail, de notre côté, c'est clair», a-t-il ajouté. «Entre nos trois pays, nous avons décidé, lors d'une réunion avec notre ancien ministre des Affaires étrangères, le ministre danois des Affaires étrangères, leur vice-président et leur ministre des Affaires étrangères, que nous devions engager ce dialogue constructif (...) plutôt que de se menacer mutuellement par voie de presse en permanence».

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