Il succèdera à Ousmane Sonko
Un ancien de la Banque centrale devient le Premier ministre d'un Sénégal en crise

Ahmadou Al Aminou Lô a été nommé au poste de Premier ministre du Sénégal. Il succède à Ousmane Sonko, fraîchement limogé par le président Bassirou Diomaye Faye.
Le Sénégal est plongé dans l'incertitude depuis le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko.
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a nommé lundi Ahmadou Al Aminou Lô, un ancien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (Bceao), pour conduire les rênes du gouvernement, selon un décret lu à la télévion publique.

Ahmadou Al Aminou Lô a été secrétaire général dans le premier gouvernement formé par Bassirou Diomaye Faye, au pouvoir depuis avril 2014, avant d'être nommé ministre. «Le Sénégal est un pays sûr et viable», a dit dans sa première déclaration le successeur d'Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024, limogé vendredi.

Divergences face à la dette

Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, deux anciens compagnons de route se sont séparés après plusieurs mois de tensions. La rupture entre les deux hommes est survenue alors que la situation financière du pays ouest-africain est plombée par son énorme dette, 132% du PIB.

Le traitement de cette dette est un des points de divergences entre les deux hommes. Le président Faye souhaite discuter avec le FMI d'un nouveau programme d'aide, le Premier ministre Sonko vantant une approche souverainiste. Empêché de se présenter à la présidentielle en raison d'une condamnation pour diffamation, Ousmane Sonko avait désigné son bras droit, Bassirou Diomaye Faye, pour le remplacer dans la course mais des divergences sont apparues entre eux.

Aide du FMI suspendue

Avec sa rhétorique panafricaniste, Ousmane Sonko avait suscité l'engouement des jeunes Sénégalais, après des mois d'un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall, président de 2012 à 2024, qui avait violemment réprimé des manifestations contre lui et contre la possibilité qu'il brigue un troisième mandat.

A leur arrivée au pouvoir en 2024, les nouvelles autorités ont accusé le pouvoir de l'ex-président Sall d'avoir caché une partie de la dette, entraînant la suspension d'un programme d'aide du Fonds monétaire international (FMI) de 1,8 milliard de dollars.

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