Les Italiens ont commencé à voter dimanche pour un référendum sur une réforme judiciaire voulue par la Première ministre Giorgia Meloni. Ses opposants dénoncent un projet portant atteinte à l'indépendance du pouvoir judiciaire.
Ce scrutin, qui se poursuit lundi et pour lequel il n'y a pas de quorum, risque de se transformer en un référendum sur la dirigeante d'extrême droite, à l'approche des élections législatives de 2027. La réforme entend séparer les carrières des juges et des procureurs et modifie le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'organe qui supervise tous les magistrats et est en charge des affectations, mutations et promotions.
Une «occasion historique»
Le gouvernement de Giorgia Meloni juge cette réforme constitutionnelle indispensable pour garantir l'impartialité du système judiciaire. Dans un message vidéo publié cette semaine, Meloni l'a qualifiée d'"occasion historique de rendre le système judiciaire plus méritocratique, plus responsable, plus efficace».
L'opposition y voit une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s'attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées. Elly Schlein, présidente du Parti démocrate (centre-gauche), a dénoncé un projet de loi mal rédigé et qui «affaiblit l'indépendance du pouvoir judiciaire».
Résultats lundi
Un échec du référendum serait un coup dur pour Meloni, qui dirige depuis octobre 2022 un gouvernement de coalition d'une stabilité inhabituelle. Elle a toutefois exclu catégoriquement l'idée de démissionner en cas de défaite.
Les bureaux de vote fermeront lundi à 14h et les résultats sont attendus le jour même. Les derniers sondages indiquent que les deux camps sont au coude à coude.