Malgré les menaces répétées des Etats-Unis, l'Iran a commencé à exécuter des manifestants en pleine période de guerre. D'après plusieurs organisations de défense des droits humains, Saleh Mohammadi, un lutteur iranien de 19 ans et ancien champion chez les jeunes, a été exécuté publiquement ce jeudi par la justice de la République islamique.
Selon l'agence de presse Mizan, proche du régime, Mohammadi avait été condamné à mort avec deux autres hommes pour une prétendue attaque armée contre deux policiers dans la ville de Ghom le 8 janvier 2026. Ces policiers auraient perdu la vie lors de cette attaque.
Selon le «Frankfurter Allgemeine Zeitung», l'attaque présumée serait survenue lors des manifestations organisées en début d'année contre le régime des mollahs. A cette période, le gouvernement iranien avait durement réprimé les protestations. Le bilan précis reste inconnu à ce jour: les estimations des organisations de défense des droits humains varient de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers de manifestants tués.
Des aveux arrachés sous la torture?
Connu pour ses succès sportifs, Mohammadi était membre de l'équipe iranienne des moins de 19 ans de lutte libre en 2024. Les organisations de défense des droits de l'homme et les opposants iraniens accusent le régime d'avoir construit les accusations portées contre les trois hommes et d'avoir obtenu leurs aveux sous la torture.
Comme le rapporte encore le «Frankfurter Allgemeine Zeitung», les autorités iraniennes ont déjà procédé à plusieurs exécutions d'athlètes après les manifestations de 2022. Parmi eux, le champion de karaté Mohammad Mehdi Karami et l'entraîneur de jeunes Seyed Mohammad Hosseini, qui ont été pendus le 7 janvier 2023.