La vague de contestation contre le gouvernement continue de secouer l’Iran. Un responsable du régime a confirmé à l’agence Reuters qu’au moins 5000 personnes avaient trouvé la mort lors des manifestations. Parmi les victimes figureraient également quelque 500 membres des forces de sécurité. Les autorités prétendent à ce stade que ce bilan ne devrait plus s’alourdir.
Ces chiffres n’ont toutefois pas pu être vérifiés de manière indépendante. De précédentes estimations faisaient état de plus de 12’000 morts. L’ONG américaine Human Rights Activists in Iran avance, pour sa part, un bilan compris entre 3500 et 4500 morts.
Pas encore de condamnations à mort
Aucune condamnation à mort liée à la récente vague de protestations n’a, pour l’heure, été prononcée. Un porte-parole du régime l’a confirmé à l’agence étatique Iribnews. Il a qualifié certains manifestants de prétendus «mercenaires» américains et israéliens, affirmant que la justice cherchait à distinguer les personnes trompées des véritables instigateurs.
Selon lui, des sanctions sévères ne seraient infligées qu’en présence de preuves suffisantes. Les autorités iraniennes n'ont eu de cesse de répéter que le mouvement de contestation était piloté depuis l’étranger – sans apporter la moindre preuve à cette affirmation.
Mobilisation intense dans le nord-ouest
Le régime de Téhéran avait menacé, la semaine dernière, de procéder à des exécutions de manifestants. Le président américain Donald Trump a alors fait planer le spectre d'une intervention. « Nous réagirons très durement. S’ils passent à l’acte, nous agirons avec une grande détermination, avait-il déclaré à la chaîne CBS News.
La vague de protestations actuelle a débuté fin décembre. Des manifestations ont lieu dans les 31 provinces du pays, avec une intensité particulière dans les régions kurdes du nord-ouest, selon l'agence Reuters. D’abord motivée par la colère face à la crise économique, la contestation porte désormais sur des revendications de libertés sociales accrues et sur la chute de la République islamique.