Elles font le plus de dommages
Ces 5 armes décideront du sort de la guerre au Moyen-Orient

Entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran, la guerre risque de durer. C'est Donald Trump qui l'affirme. Mais c'est surtout en fonction des armes employées que le conflit peut, ou non, s'éterniser ou s'arrêter. Voici celles qui font la différence.
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Plusieurs quartiers de Téhéran sont depuis trois jours en permanence visés par les frappes de missiles.
Photo: Getty Images
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Richard WerlyJournaliste Blick

Elles vont décider du sort de la guerre, pour l’heure aérienne et électronique, déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Ces armes sont celles qui, dans le ciel du Golfe Persique, mais aussi dans le détroit d’Ormuz, crucial pour le trafic pétrolier mondial, peuvent faire la différence et décider de la victoire.

En voici cinq, toutes décisives et toutes employées à large échelle dansle ciel du Golfe persique. Un rôle moins important est joué par les armes navales, vue la destruction quasi totale de la marine iranienne. Laquelle ne dispose plus que de deux instruments de terreur: les vedettes rapides des Gardiens de la révolution, et -peut-être - des drones sous marins comme celui uutilisé contre un pétrolier au large d'Oman le 1er mars. 

Le drone Shahed 136

On le voit tragiquement à l’œuvre en Ukraine, lancé à grande échelle par l’armée russe, alliée de l’Iran. Le drone Shahed 136, bien plus difficile à intercepter que les missiles, est aujourd’hui l’arme qui sème la terreur dans les pays du Golfe. Des pays pétrolier que la République islamique a choisi d’attaquer tous azimuts, sans doute pour faire payer à ces derniers la facture la plus élevée possible, afin de les convaincre de faire arrêter ce conflit.

Un Shahed 136 coûte environ 30'000 dollars l’unité, soit mille fois moins que le drone américain Reaper. Les stocks iraniens de Shahed sont difficiles à quantifier, mais les experts misent sur une dizaine de milliers d’unités disponibles, cachées dans tout le pays. Sa portée peut atteindre 2500 kilomètres et les Shahed peuvent voler en essaim pour percer les défenses antiaériennes adverses. 

Le missile Tomahawk

Des dizaines de missiles Tomahawk américains, d’une valeur d’un million de dollars l’unité, se sont abattus, dès les premières frappes du 28 février au petit matin, sur la capitale iranienne. Le Tomahawk est l’arme parfaite pour ce type de conflit. Il peut être tiré depuis un navire de surface ou un sous-marin. Sa portée va jusqu’à 2500 kilomètres et sa précision est de 10 mètres..

Chaque destroyer ou croiseur américain déployé dans le cadre de l'opération «Furuer épique» emporte entre 90 et 120 Tomahawk, plus des missiles anti-aériens SM2-SM-3 et SM-6. Lesquels peuvent bien sûr être remplacés par la noria d’avions militaires de transport qui ravitaillent l’armada aéronavale déployée dans le Golfe Persique par les Etats-Unis, autour de leurs deux porte-avions, l’USS Abraham Lincoln (à la pointe de la force d'attaque) et l’USS Gerald Ford (épicentre du bouclier anti-missiles).

Les batteries Patriot et THAAD

Dubaï serait déjà une ville en flammes si les batteries de défense antimissiles Patriot et THAAD (pour Terminal High Altitude Area Defense) n’avaient pas été déployées avec autant d’efficacité au-dessus de la capitale financière des Emirats arabes unis.

Entre 93% et 96% des projectiles tirés sur Dubaï auraient été interceptés par ces deux systèmes antiaériens américains, qui constituent aussi l’épine dorsale du «Dôme de fer» israélien. Le cas de Dubaï est emblématique, car l’objectif de l’Iran est bien de mettre à l’arrêt cette place commerciale cruciale pour le Moyen-Orient. Pour l’heure, ce n’est pas le cas. Mais le coût est très élevé. Un seul missile Patriot, fabriqué par la firme Raytheon, coûte quatre millions de dollars. En plus des Emirats Arabes Unis, l'Arabie saoudite, le Qatar, le Kuwait et bahrein sont équipés de ces batteries anti-missiles. Les défenses anti-aériennes iraniennes sont en revanche toutes K-O.

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Les bombardiers B-2

Ces bombardiers furtifs, venus du Missouri et ravitaillés en vol, ont déjà été utilisés lors de la guerre de douze jours de juin 2025 contre les sites nucléaires iraniens. Ils sont l’arme favorite de Donald Trump. Or le Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM) a annoncé le 1er mars que l’US Air Force avait utilisé des B-2 Spirit, l’une des versions de cet engin dont le coût unitaire est de deux milliards de dollars, pour frapper Téhéran. Deux attaques leur sont attribués: l'une contre les sites de stockage des missiles à longue portée Koramshar, l'autre contre un nouveau site présumé de stockage d'uranium enrichi.

Le bâtiment où se réunissaient les dirigeants iraniens, parmi lesquels le Guide suprême Ali Khamenei, n'aurait en revanche pas été détruit parles B2 au début des frappes le 28 février. Ces bombardiers, a précisé l’US Air Force, sont équipés de munitions de 2000 livres, utilisées pour frapper en priorité «les installations iraniennes missiles balistiques».

Le missile Fatah

Il est l’arme fatale des Gardiens de la Révolution iraniens. Le Fatah («Vainqueur» en persan) est un missile hypersonique qui a été utilisé une première fois en octobre 2024 contre Israël. Il est, avec le Khorramshahr-4 présenté au début février, l’arme la plus récente dans l’arsenal balistique iranien, donc la cible prioritaire pour les Américains et les Israéliens, dont les avions tournoient en permanence dans le ciel de la République islamique.

Le Fatah peut parcourir plus de 1400 kilomètres, atteindre une vitesse située entre Mach 13 et Mach 15 (entre 16'000 et 18'500 kilomètres par heure). Il peut, en théorie, contourner «tous les systèmes antimissiles». Il a été tiré à nouveau ce dimanche 1er mars.

Les autres missiles iraniens sont le Sejil (portée de 2000 km), l’Emad (1700 km), le Ghadr (2000 km), le Shahab-3 (1300 km), et le Hoveyzeh.

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